Dimanche 22 janvier 2012 7 22 /01 /Jan /2012 20:57

 

Messe 12 janvier 2012

 

Eglise Saint Charles

Chers amis, frères et sœurs,

C’est pour moi une joie que de célébrer avec vous aujourd’hui l’ouverture de l’année judiciaire de votre tribunal. C’est aussi une grande joie que de constater et de louer la fidélité avec laquelle vous participez à cette célébration.

Cette fidélité n’est pas uniquement une tradition, aussi pieuse qu’elle soit, je pense qu’elle signifie beaucoup plus que cela. Bien sûr d’aucuns pensent sans doute y voir la manifestation un peu ostentatoire d’une foi que l’on voudrait voir reléguer dans les oubliettes de nos consciences sinon de l’Histoire elle-même. Mais je ne crois pas, là encore que vous soyez venus ce matin devant le Seigneur par esprit de fierté ou d’orgueil. Je pense même qu’il s’agit exactement du contraire.

En vous plaçant au début de cette année sous le regard de Dieu, nous y voyons une démarche d’humilité véritable et juste. Vous qui êtes chargés de grandes responsabilités, de dire le droit et de rendre la Justice, vous venez ici en ce matin demander à Dieu la force et la clairvoyance nécessaires pour faire cela d’une manière digne et compétente. Cette démarche est bien la marque d’une humilité face à un devoir qui vous dépasse tous, face à une fonction qui est la vôtre et dont vous sentez bien qu’elle ne peut se résumer ni à une élection ni à une nomination aussi prestigieuse soit elle.

En venant devant le Seigneur, ce n’est pas l’orgueil ou je ne sais quel esprit de revendication qui vous anime, mais le sentiment profond que vous êtes les dépositaires d’une mission, d’un ministère dont la légitimité se fonde bien au-delà et bien au-dessus de la simple application des Lois. Montesquieu voulait que les juges fussent seulement la « bouche de la Loi », mais cela ne saurait suffire à donner à vos décisions la force et la valeur nécessaires, il vous faut être surtout les instruments de la Justice, d’une justice rendue pour les hommes et au service des hommes.

Là où vous êtes et dans les circonstances actuelles que nous vivons c’est bien l’humanité qu’il nous faut prendre en compte afin de nous souvenir que nous ne sommes pas des mécaniques ou les jouets d’une situation économique. L’humanité, le respect de la dignité de la personne humaine est le cœur ou devrait être le cœur de nos préoccupations notamment dans la vie économique et sociale que vous avez à connaître. La recherche de la justice ne saurait être la simple application logique presque arithmétique de principes juridiques, il convient d’y mettre de l’humanité et de se souvenir que tout cela n’existe que par et pour l’humanité.

Pour nous chrétien nous connaissons la réponse à notre recherche de la Justice, elle se trouve dans le visage du Christ, dans les gestes et les paroles de Celui qui est venu dans ce monde non pas seulement pour nous guérir physiquement, comme dans l’évangile que nous venons d’entendre, mais aussi et surtout pour nous révéler par là même, la grandeur et la beauté de la personne humaine : la vocation à l’Amour. Oui à la place où vous êtes, vous avez certainement conscience que dire le droit c’est avant tout prendre soin de la beauté de la personne humaine, y compris lorsqu’il convient de la redresser, parce qu’il y a quelque chose en elle qui transcende la seule réalité subjective et que vous êtes au service de cette transcendance et non pas des intérêts des uns ou des autres voire de vous-même. En un mot, vous participez à la recherche de ce Bien Commun si cher à la Doctrine Sociale de l’Église qui est le seul cadre possible dans lequel la recherche commune du bonheur et de la place de chacun peut trouver sa force et son plein épanouissement. Le Concile Vatican II s’exprimait ainsi, « dans la vie économique et sociale aussi, il faut honorer et promouvoir la dignité de la personne humaine, sa vocation intégrale et le bien de toute la société. C’est l’homme en effet qui est l’auteur, le centre et le but de toute la vie économique et sociale ». GS 63.

Je crois que les affaires auxquelles vous êtes confrontés tous les jours vous rappellent au combien la vérité de cette simple constatation. La justice que vous rendez ne saurait être seulement la recherche de l’ordre, elle doit surtout au final exprimer l’amour des hommes. Notre Saint Père le Pape Benoît XVI nous rappelle « Non seulement la Justice n’est pas étrangère à la charité, non seulement elle n’est pas une voie alternative ou parallèle à la charité : la justice est inséparable de la charité, elle lui est intrinsèque ». C’est là la véritable grandeur de votre mission. Et il est beau en ce matin de voir des hommes et des femmes revêtus de cette haute fonction de dire la Justice, venir rappeler par cet acte d’humilité devant le Créateur, la vive conscience que vous avez de ce ministère au service du Bien commun de notre société. Soyez attentifs dans vos décisions à vous souvenir que le bien commun n’est pas simplement la recherche d’un bien considéré en lui-même, mais qu’il est la recherche d’un bien pour les personnes qui appartiennent à notre société. « On aime d’autant plus efficacement l’autre que l’on travaille davantage en faveur du bien commun » C’est, en dernière analyse, au service de la Charité que tout votre engagement, toute votre mission, doivent tendre pour répondre à cette question de la valeur de la Justice que vous être chargés de rendre.

Seul Dieu peut nous empêcher du vertige qui pourrait nous prendre lorsque nous considérons l’immense distance qui sépare la Justice que nous rendons et la Justice que nous voudrions rendre. C’est la contemplation simple et profonde du visage du Christ qui peut nous instruire sur le chemin à suivre et les actes que nous devons poser pour rendre à chacun ce qui lui est du.

Oui chers amis, frères et sœurs, je suis heureux aujourd’hui de célébrer avec vous cette Messe où nous faisons preuve de cette humilité qui est la marque de la véritable grandeur. En vous mettant à l’écoute de la Sagesse de Dieu vous manifestez la véritable sagesse que l’on se doit d’attendre de vous. Hors de toute polémique vous vous situez dans la seule attitude juste possible. Inscrits dans le temps, dans l’espace dans une société donnée qui est la nôtre, votre engagement au service de la Justice et partant de la charité envers toute personne qui vient à vous, vous ouvrez un chemin qui nous place tous devant la beauté de la personne humaine appelée dès ici-bas à manifester son attachement au monde à venir, à l’avènement de la Cité de Dieu. Faisons donc notre cet appel pressant du Christ, « Recherchez d’abord le Royaume de Dieu et sa Justice et tout le reste vous sera donné par surcroît » (Mt 6,33)

Ainsi, ayant l’amour comme guide et but de votre ministère par cet acte fidèle d’humilité vous en aurez manifesté l’immense grandeur.

 Monsieur l'Abbé Stéphan SCIORTINO-BAYART
Presbytère
Cour de Clastre
13400 AUBAGNE


 

Par San Carlo - Publié dans : Homélies
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Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 06:59

           

 Photo-St-Charles-034.jpgChers frères et sœurs,

Voilà que se termine le cycle de Noël, où nous avons pu contempler le mystère de l’Incarnation. Marie, Joseph, Jésus, nous étaient montrés dans leurs pérégrinations où toutes les difficultés les attendaient ; ils avaient obéis à l’ordre qui leur demandait de se rendre dans leur pays d’origine pour le recensement.

Les temps où elle devait mettre au monde de Fils de Dieu étaient accomplis et c’est une simple mangeoire qui recevait le Fils du Père Eternel, chair prise de notre chair, dans une humilité totale, contemplée par la Vierge Marie et celui qui devait conduire ses premiers pas. Mais les anges étaient là pour interpeller les bergers, ceux qui étaient repoussé dans les campagnes et dormaient dehors, honnis de leurs contemporains, mais les premiers appelés à aller contempler ce que le Seigneur avait fait pour eux, la naissance du Messie-Seigneur, né dans la ville de Bethléem.

            Puis ce seront ces étrangers, universels contemplateurs du Roi-Messie, venus de loin, pour s’incliner devant l’Enfant, grâce à l’étoile qui les guidait. L’humanité connue en ces temps-là venait vérifier ce que le Seigneur Sabahot avait fait pour elle ; désormais elle avait un sauveur, né d’une femme, en tout soumis à la loi, en tout, sauf le péché.

Ils devront repartir par un autre chemin, et ce sera, dès qu’Hérode l’apprendra, le massacre de ces jeunes enfants, de ces saints innocents, assassinés par haine de celui que les Mages nommaient le Roi des Juifs, et dont Rama entend encore les plaintes des mères à qui les enfants étaient arrachés, pour témoigner, premiers témoins qui en engendreront d’autres, quand après l’Ascension et la Pentecôte, les premiers chrétiens subirent le même sort.

L’Egypte, là d’où son peuple partit pour la Terre Promise, sera sa terre, et c’est là que l’enfant Jésus fera ses premiers pas, comme s’il reprenait à son compte la marche vers la mer des roseaux, puis le passage à pied sec de cette mer qui s’ouvrit pour laisser passer son peuple. Quand ils reviendront, ils s’établiront à Nazareth, et là il grandira en sagesse et en taille devant Dieu et devant les hommes. Joseph lui servira de guide ; lui apprenant l’art de la menuiserie et peut-être qu’il travaillera le bois dans la ville basse de Séphoris, œuvrant avec lui pour monter, scier et clouer. Le travail bien fait, la fatigue, tout cela le Fils de Dieu l’a appris et mis en pratique, nous montrant le chemin du travail, de l’honnêteté, de la fierté, et pour nous, de cette parcelle de divinité qui nous permet de créer.

Il apprenait la Thora à la synagogue et sera devant les docteurs, à Jérusalem celui qui, allant dans la profondeur des questions, étonnera ces maître de la Loi et des Prophètes.

Mais le temps venu ; il faudra partir sur les routes de Galilée, pour annoncer la Parole de Père. Après sa mort et sa résurrection et son ascension dans le ciel, lorsque l’Esprit-Saint remplit l’âme et le cœur des apôtres au jour de la Pentecôte, on rappellera pour que nous en soyons témoins, tous les faits et gestes du Seigneur Jésus.

C’est pour cela que ce cycle après Noël, dans notre liturgie dominicale, nous dévoile à nouveau, le mystère du Christ, de ses paroles et de ses gestes, qui sont pour nous autant de catéchèses qui nous permettent de nous rapprocher de sa divinité, faisant de nous des témoins intrépides. Pour les évangiles synoptiques, la chronologie de sa vie, permettra aux premiers chrétiens de retrouver celui -Dieu d’amour- en qui ils ont mis leur foi, en recevant le baptême et d’en témoigner jusqu’au martyr.

Pour Jean l’évangéliste, ce seront les signes qui accomplissent la mission du Christ qu’il proposera, et le premier, sera de l’eau changée en vin lors des noces à Cana.

Nous connaissons tous le symbolisme de cette péricope de son évangile au chapitre 2. Jean nous conduit dans la maison où se tiennent les noces, fêtes qui durent plusieurs jours. La Vierge Marie est déjà là et Jésus arrive avec ses disciples. « Voici l’Agneau de Dieu », dira Jean Baptiste après qu’il l’eut baptisé dans les eaux du Jourdain, alors que deux de ses disciples vont désormais suivre Jésus. « Venez et voyez » leur dira-t-il, alors qu’il est presque 4h de l’après-midi. Désormais ils accompagneront le Maître et seront témoins de ses miracles.

Le vin manque ! Marie est là toute attentive. La réponse de Jésus en un peu brutale, mais il va quand même accomplir le signe de l’eau changée en vin, ce vin qui symbolise déjà l’Eucharistie, mais également l’alliance nouvelle en son sang, répandu pour la rémission de nos péchés, ce sang précieux du Seigneur avec l’eau qui jaillit de son côté, lorsqu’il est en croix, nous donnant les sacrements de l’Eglise. St Jean en est le témoin privilégié. Car ce qu’il écrit, il l’écrit pour nous, afin que nous en soyons, nous aussi les témoins, et que nous puissions, sous l’action de l’Esprit-Saint, transformer en nous, tout ce qui est péché, tiédeur, lâcheté.

Qu’en cette messe, Frères et Sœurs, nous puissions continuer de convertir nos cœurs et nos vies. Et la Vierge Marie, comme à Cana, encore aujourd’hui, nous dit : « Faites tout ce qu’il vous dira ! »

Et nous répondons dans notre cœur, avant de chanter notre credo, notre acceptation, notre oui. Oui, nous nous mettons à l ’écoute du Christ ; oui, nous allons essayer, encore une fois, d’être témoins d’amour et de paix, et qu’en cette année missionnaire, proposée par notre archevêque pour tout le diocèse, nous seront des propagateurs de l’amour divin, avec les dons que St Paul vient de rappeler dans sa lettre aux Romains, et cela sans honte, mais avec la conscience que Jésus est notre sauveur et notre Dieu, et qu’il n’y a pas d’autre nom par qui nous soyons sauvés.

A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Mons. Jean-Pierre ELLUL.

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Jeudi 22 décembre 2011 4 22 /12 /Déc /2011 19:31

Chers paroissiens

voici les horaires des

 confessions :

 

samedi 24 décembre 2011 

 de 10h à 12h et de 16h à 19h

puis pour ceux qui le désirent

de 21h à 22h30

 

Veillée à 23h

et

messe de minuit

à.... minuit

Dimanche 25 décembre

Messe de l'aurore à 9h

Messe solennelle de la Nativité

à 10h 30

Bonnes et saintes fêtes de Noël à tous

dans la paix et la joie

du Sauveur qui nait parmi nous

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Dimanche 30 octobre 2011 7 30 /10 /Oct /2011 17:58

Homélie pour la fête du Christ Roi de l’Univers –

St Charles 30 octobre 2011.

Chers Frères et Sœurs,

         Cette fête du Christ Roi nous remet devant le visage du Christ, couronné de gloire et de splendeur, que le livre de l’Apocalypse à si bien définit en disant : Il est l’Alpha et l’Oméga ! Il est, il était et il vient, le Maître-de-tout.

« Parle, commande et règne, nous sommes tous à toi ».

Du moins ceux qui reconnaissent le Christ comme leur Dieu et sauveur, le Fils bien aimé du Père, mort pour nos péchés et ressuscité dans la gloire. Ses souffrances rédemptrices, ses chutes sur le chemin du calvaire, ses douleurs venant des clous qui le retenaient au bois d’ignominie, sa mort sur la croix, nous ont valu notre rédemption et la vie éternelle. Désormais le bois du supplice est devenue signe salvateur. Jésus, le Christ ressuscité, est vivant, il règne, et son règne n’a rien à voir avec la domination ou l’orgueil. C’est un roi doux et humble de cœur, qui nous entraîne à sa suite, pour devenir et être nous-mêmes d’humbles annonciateurs de la foi. Nous voyons et contemplons son visage ; dans ce visage, nous y voyons le Père et l’Esprit Saint, et nous avons que, sous le vocable de ce Dieu, des trois personnes de la Sainte Trinité ; de ce Dieu trois fois saint, nous avons reçu le baptême, sacrement qui fait de nous tous, ayant revêtus le Christ, des témoins intrépides de la foi.

         C’est dans un écœurement total, que nous voyons bafoué le visage du Christ Notre Seigneur, et comme tant d’autres nous en sommes indignés.

Comment peut-on supporter, sans réagir, que l’on salisse le visage du Fils de Dieu et que l’on se permette, au nom de la liberté d’expression d’attenter à notre foi ? La « christianophobie » est désormais en marche, avec ses concepteurs, ses chantres, ses en-dessous, qu’il nous faut mettre au jour et dénoncer. Sous couvert d’art, d’expression artistique, de création, peut-on tout se permettre ? Peut-on attenter à nos conceptions religieuses sans que personne ne réagisse ?

J’ai rencontré de nombreux artistes lorsque j’étais responsable d’Art, Culture et Foi dans le diocèse de Marseille. J’ai vu et discuté avec des personnes en indélicatesse avec l’Eglise, d’autres avaient des comptes à régler avec Dieu et très souvent, en entrant en dialogue avec eux, quelle souffrance sourdait de leurs écrits, de leur peinture, de leur sculpture. La plupart s’essayaient à donner un début d’explication, retenus devant les réactions que cela pouvait provoquer. Tous étaient quand même conscients, que la part de créativité qu’ils avaient reçue venait de plus haut et certains parlaient de puissance divine.

On était loin de ces provocations infantiles, où sous couvert de liberté et de respect de l’œuvre crée, on se permet de salir Dieu, le Christ, et l’Eglise. Mais pour qui se prennent-ils ? Croient-ils que les chrétiens, les catholiques, les hommes et femmes de bonne volonté resteront comme ils en avaient souvent l’habitude, bouche bée et sans réactions ?

Bien au contraire ! Le temps de la veulerie, du regard bobo, de la peur est terminé. Nous devons défendre l’honneur de notre foi chrétienne. Et n’allez pas me dire, que quelques communiqués, piqué à la marge de « la langue de buis », peuvent arranger les choses et nous permette de nous faire entendre. Non, au contraire !

Les jeunes réagissent et ils ont raisons ! On les traite de fanatiques, peut-être pour certains, mais où sont tous les autres ? Il y en a, certainement, mais il y a également des jeunes conscients de l’insulte infligé au Fils de Dieu. Mais de suite le politique s’en mêle ; droite, gauche, extrême : on respecte les uns, on salis les autres, on les traite de rétrogrades, de retardataires, jusqu’à ce que des évêques, de prêtres et jusqu’au le Père Guy Gilbert, qui ne peut être taxé de toutes ces insinuations, et d’autres encore, disent haut et clair leur désapprobation et leur dégout, devant que ce qui se montre sur cette scène parisienne, que l’ on a expurgé et dont l’œuvre avait déjà été offensante au Festival d’Avignon !

Pourquoi ce blasphème et cette provocation gratuite ? Oui, je sais, le fond de la pièce est comme une supplique devant la déchéance et la souffrance d’un homme ; je sais aussi combien il est difficile de regarder l’autre en le grandissant, devant la maladie qui le détruit ; mais a-t-on besoin de jeter des couches souillées sur une photo grandeur nature ou le Christ est représenté et d’en faire flotter l’odeur, au cas où l’on aurait pas bien compris, de la caillasser ?

Depuis je prie pour l’auteur de cette pièce. Ressent-il les réactions que cela provoque ? Comment peut-il vivre comme si rien ne se passait ? Quelles questions se pose-t-il. Mais nous connaissons ses réponses, et en en parlant, nous lui faisons malheureusement de la publicité !

Si l’on a des comptes à régler, mais pourquoi ne pas aussi s’en prendre aussi à la représentation de Dieu que les autres religions proposent à leurs fidèles ? Même le sociologue bien connu Odon Vallet, d’affirmer qu’il y a aujourd'hui une inégalité de traitement entre religions, aux dépens du christianisme. Je cite : "Il est évident que, si au lieu du portrait du Christ, il y avait eu celui de Mahomet ou de Moïse, la pièce ne serait pas passée, par crainte d'une islamophobie raciste ou d'un antisémitisme aux relents nauséeux. C'est vrai qu'on défend moins les convictions des croyants chrétiens en se disant qu'ils seront plus tolérants. Cela pose problème". Fin de citation.

 Oui, car on aurait trop peur d’être attaqué, et tous les lobbyings connus se lèveraient comme un seul homme, pour faire interdire l’œuvre, annuler les représentations, boycotter la presse. Nous, nous avons droit à un communiqué, je le disais, à la langue de buis, où à une grande démonstration d’humilité, excusant tout ! Allons, laisserions-nous tout faire et tout dire sur notre Seigneur Jésus-Christ, sans réagir ?

 

Mais non, pour nous on envoie des policiers et des gendarmes, étonné de voir des jeunes prier et manifester en silence, chantant des cantiques, presque désolé de devoir obéir aux ordres, et pour la plupart, leur donnant raison et contraints de les faire monter dans les cars de polices pour être conduit dans un Commissariat. C’est à la fois consternant et pitoyable !

Alors que nous faut-il faire ? Prier pour cet artiste et pour tout ceux qui dans quelques semaines, ont programmé des œuvres aussi regrettables, qui n’ont plus aucun respect des autres. Prier, pour que, nous aussi, nous soyons assez forts pour ne pas répondre par la violence aux provocations.

Oui, la prière sur nos lèvres et dans nos cœurs. La prière, comme Jésus au jardin de Gethsémani, la prière, avec les paroles qu’il prononça sur la croix, qui doivent être dans nos bouches, après avoir gravi, comme lui, le chemin qui mène au calvaire, tombant sous les coups de ceux qui nous veulent du mal, et qui savent que cela nous fera mal, à l’intime de nous-mêmes, de notre foi, de nos valeurs chrétiennes. Et comme Jésus nous redirons encore et toujours : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Avant la résurrection du Christ Jésus, on pouvait croire qu’il n’était qu’un homme, un simple prophète. Mais après plus de 20 siècles de christianisme, on sait que Jésus de Nazareth, est le Fils de Dieu qui s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et qu’il lui a conféré le nom qui est au dessus de tout nom, afin qu’à son nom, tout genoux fléchissent, au ciel, dans les abîmes et sur la terre, et que tout être proclament, que le Seigneur, c’est Jésus-Christ à la gloire de Dieu le Père.

Cette fête du Christ-Roi de l’Univers, nous permet une fois encore, de fortifier notre Foi. Le Saint-Père, le pape Benoît XVI nous le dit dans sa lettre sur la Foi : (6.) Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même ; dans le monde, les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée. La Constitution dogmatique Lumen gentium affirme : «Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17), l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La vertu du Seigneur ressuscité, est sa force, pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés, qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement, au milieu du monde, le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière ».(…)

(…) En effet, la foi, se trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques. (…) Aussi nous tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ, « à l’origine et au terme de la foi » (He 12, 2) : en lui trouve son achèvement, tout tourment et toute aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue, et la victoire de la vie, face au vide de la mort, tout, trouve son achèvement, dans le mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire de salut. »

Notre archevêque le souligne dans sa lettre pastorale : « Il nous faut revenir au Christ, approfondir toujours plus notre amitié avec lui, mieux le connaître, goûter sa présence, lui redonner la première place dans nos vies personnelles, familiale, associatives, citoyenne. C’est lui notre lumière, notre chemin, notre vérité, notre vie. » (page 8)

Que le Christ-Roi de l’Univers, nous permette d’annoncer son message d’amour, puisée dans sa Parole. Qu’il fasse de nous tous, des croyants intrépides à défendre son message d’amour. Qu’il nous donne aussi de convertir notre cœur, pour essayer de devenir des saints, comme ceux et celles qui on tellement mit l’Evangile en pratique dans leurs existences, que l’Eglise nous les propose comme des modèles de vie.

Et ils sont nombreux à Marseille, ceux qui nous sont donnés en exemple. Avec eux, nous marchons dans cette grande cohorte, ayant lavé et purifié nos robes de vie, dans le sang de l’Agneau, venant vers son trône sacré, pour nous découvrir humbles et petits, mais grands, de la grandeur de celui à qui la gloire et la puissance, sont données, et qui règne désormais au milieu de nous, pour les siècles des siècles. Amen.

 Mons. Jean-Pierre Ellul.

 

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Lundi 24 octobre 2011 1 24 /10 /Oct /2011 05:48

Samedi 19 novembre 2011

 

Messe de l’Œuvre d’Orient

 

célébrée selon le rite chaldéen

par Mgr Michel Kassarji,

évêque de Beyrouth des Chaldéens,

sous la présidence de Mgr Georges Pontier.

 

A 17h à la basilique du Sacré-Cœur,

81,avenue du Prado (8e).

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