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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 09:24
Chers paroissiens,

Comme nous vous l'avions annoncé au début de l'année, nous ferons un petit pèlerinage paroissial, jumelé avec la paroisse Saint-François-de-Paule de Toulon, le dimanche 11 mai.
Ce pèlerinage se déroulera autour de la chapelle N-D du Glaive, sur la commune de Cabasse, près de Brignoles.
http://www.viamichelin.fr/web/Cartes-plans?layers=0001&strLocid=3bMDlSRVAxNzcwMzc2U0VSUkVQMTExMGNORE11TkRReE16azVjTmk0eU16STBNakU9
Rendez-vous à 10H15 sur le parking : (il sera indiqué et des séminaristes vous y attendront)... le long de la D79 (entre l'abbaye du Thoronet et Cabasse). Prévoir ce qu'il faut pour une petite marche (éviter les poussettes, il y a un escalier à la fin...Repas tiré du sac à 12h.
Conférence de l'abbé Lelièvre (fondateur de "l'Evangile de la Vie") à 13h30, suivie de la messe à 15h.
Les messes de 9h et 10h30 seront maintenues à Saint-Charles

Mgr Ellul viendra célébrer la grand-messe
le dimanche 25 mai à 10h 30

Nous vous rappelons les
ordinations sacerdotales
 de Florent Molin et Matthieu Bévillard
le jeudi de l'Ascension
29 mai à 16h
en la cathédrale de Toulon
L'abbé Molin célèbrera sa première messe solennelle
à Saint-Charles le dimanche 1er juin à 10h 30
Nous ferons un pic-nic paroissial à l'issue de la messe en nous retrouvant dans la cour derrière la basilique du Sacré-Coeur.(Mgr Ellul sera à Rome ce dimanche-là).

En vous assurant de nos prières.

l'Equipe Sacerdotale.

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6 avril 2014 7 06 /04 /avril /2014 18:02
Chers paroissiens,

Nous cherchons une bonne âme qui pourrait prendre de bonnes photos des différents offices de la Semaine Sainte afin l'alimenter le site de la paroisse. n'hésitez pas à vous signaler.

Merci de noter dès à présent les horaires de la Semaine Sainte à Saint-Charles.
Dimanche 13 avril, Bénédiction des Rameaux à 10h (dans la cour) suivie de la procession et de la messe solennelle à 10h30.

Messe chrismale à la cathédrale Lundi Saint, à 19h.

Jeudi Saint : office de la Saint Cène à 19h30. Suivi de l'Adoration au reposoir

Vendredi Saint : chemin de croix à 15h suivi de l'Heure Sainte; Office de la Croix à 19h30.

Samedi Saint : vigile pascale à 21h30.
Dimanche de Pâques : grand messe solennelle à 10h30 (pas de messe à 9h)

Office des ténèbres :
Vendredi saint : à 9h (environ 2h d'office)
Samedi Saint : à 9h (environ 1h30 d'office)

Confessions :
jeudi saint : de 16 à 19h
vendredi saint : de 15h à 19h
Samedi Saint : de 10h30 à 12h et de 15h à 19h.


Notez que pour poursuivre la fête de Pâques, il y aura un concert baroque à l'église Saint-Charles le lundi de Pâques (21 avril) à 18h par l'Ensemble Calisto de Marseille. (plein tarif 15€, tarif réduit 10€, gratuit pour les - 12 ans)

Enfin, réservez la date du 29 mai, jeudi de l'Ascension. Ce jour là, les abbés Florent Molin et Matthieu Bévillard, qui sont ou on été en stage à la paroisse Saint-Charles, seront ordonnés prêtres par Mgr Rey dans la forme extraordinaire à  la cathédrale de Toulon.
Venez les entourer et les soutenir de votre prière.
Réservez aussi la date du dimanche 1er juin : l'abbé Florent Molin célèbrera sa première messe à Saint-Charles. Nous nous retrouverons ensuite à la basilique du Sacré-Coeur pour partager un repas paroissial !


Soyez assurés de nos prières

Mgr Ellul
Abbé Gillet
Père François-Xavier
Abbé Molin
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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 07:05

                      

Frères et Soeurs, alors que nous nous préparons à entrer en carême dans 3 semaines, hier matin, samedi 15 février, jour anniversaire de sa mort en 1730, s’est ouvert dans la basilique du Sacré-Cœur, le procès en béatification et canonisation de notre jeune visitandine Anne-Madeleine Rémuzat.

C’est dans notre basilique que la relique de son cœur a été déposée, en 1986 lorsque les Visitandines de St Jérôme quittèrent Marseille pour rejoindre le monastère de Voiron.

A la lecture des textes de ce dimanche de la Septuagésime, on peut se demander s’il y a un intérêt à remettre en lumière la spiritualité d'Anne-Madeleine Rémuzat et si elle peut nous être utile encore aujourd’hui.

 « Nous vous supplions Seigneur d’exaucer dans votre bonté les prières de votre peuple, afin que votre miséricorde nous délivre ». (Collecte)

Cette miséricorde du Seigneur, elle en a été le témoin durant toute son existence. Le Seigneur lui a enseigné le chemin de l’évangile, elle a gardé sa loi d’amour et l’a observée. Toute jeune, elle a été choisie par le Christ pour être sa messagère, son disciple, son porte-parole, « sa victime », comme on disait en ce temps-là ! Le 2 octobre 1711, elle entre au couvent des Grandes-Marie situé derrière la Vieille Charité. Mgr de Belsunce préside lui-même la cérémonie de sa prise d’habit le 14 janvier 1712 : Madeleine reçoit le nom d’Anne-Madeleine. Un an plus tard, le 23 janvier 1713, elle prononce ses vœux. Elle a seize ans et quelques mois.

Saisie par le Christ, elle le restera durant toute sa vie, mettant en pratique et à la lettre, les conseils évangéliques. Le 17 octobre 1713, jour anniversaire de la mort de Marguerite-Marie, elle écrit dans une lettre : « Jésus-Christ me fit connaître, d’une manière particulière et extraordinaire, ses desseins sur moi, touchant la gloire de son Cœur adorable. »

Suivront des temps d’extases pendant ses oraisons, de nombreuses « conversations » avec le Christ et avec la Sainte Trinité.

A l’époque de sœur Anne-Madeleine on inclinait vers la rigueur de la justice, tout en implorant la surabondance de la miséricorde. On se rappelle la grande peste de 1720, où durant ce fléau, Mgr de Belsunce consacra au Cœur Sacré de Jésus, le diocèse et notre ville de Marseille.

 

 

De nos jours on se tourne vers la miséricorde : serait-ce jusqu'à oublier la justice ? Seules les Saintes Ecritures nous permettent de chercher et de trouver le point d'équilibre dans le Christ, qui est à la fois notre Juge et notre Avocat.

Nous venons d’entendre Jésus nous en parler dans l’évangile de ce jour. La spiritualité d’Anne-Madeleine, et c’est inévitable, est marquée par son époque, mais elle ne vit pas que de visions et d’extases ! Elle est bien incarnée et accomplit ses tâches au quotidien.

C’est vrai aussi qu’en ce temps-là, le ciel appelle des « victimes », menace de sa « colère », exige des « réparations », montre « un bras vengeur », explose de fureur par des châtiments épouvantables, exige d'être rigoureusement apaisé pour que justice soit faite. [1]

Dans cet esprit implacable, Anne-Madeleine reste dans la prière et la confiance, torture son corps, demande plus de souffrances, ruine sa santé, et meurt prématurément. « Des profondeurs je crie vers toi Seigneur, écoute mon appel, sois attentif aux cris de ma prière ».

A l’inverse, notre époque est imbibée de « libéralisme » moral qui fait que chacun aspire au bien-être individuel, recherche le confort matériel, reste à l'écoute de son corps pour qu'il soit épanoui, beau, satisfait. Notre époque n'entend pas le langage évangélique : elle répugne à l'écouter. Et pourtant, nous ne pouvons pas rejeter, cacher, travestir les paroles du Seigneur.

Dans le contexte troublé de son époque, elle reçoit une vocation assez étonnante, celle de médiatrice. Elle se fait l’écho de la volonté de Dieu auprès des personnes qui viennent se confier à elle, avec leurs questions et  leurs perplexités, dans un temps facile pour les chrétiens, avec un jansénisme virulent et pour certains une désobéissance totale. Elle a reçu la grâce de lire dans les consciences, et ainsi elle peut dire, suggérer ce que le Seigneur attend de ceux qui viennent la voir.

Mais dans son itinéraire spirituel, sœur Rémuzat va connaître aussi l’épreuve de la nuit mystique, longue et douloureuse. Pourtant elle reste fidèle au Seigneur. Elle reçoit les stigmates, comme signe de son union totale au Christ. Il y a toujours chez elle – et c’est important de le souligner pour bien comprendre sa spiritualité – cette conscience de la coopération, entre sa propre disponibilité humaine et la puissance divine de la grâce.

Les dernières années de sa vie  se passent dans des souffrances inouïes. Son union au Sacré-Cœur devient alors de plus en plus forte, jusqu’à ce « déplacement » de son cœur, plongé dans la « fournaise ardente » du Cœur du Christ, dont on retrouvera la trace sur son sein, lors de sa mort.

Pour résumer ce chemin qui lui est propre, se caractérise, par trois accents qui sont d’une grande pertinence théologique pour notre temps :

  • D’abord la confiance en la miséricorde de Dieu.

  • Ensuite, la conscience de la coopération entre la grâce de Dieu et la liberté de l’homme, nécessaire à l’éclosion et au développement de toute vocation.

  • Enfin, une forte volonté de disponibilité totale au mouvement de la grâce en elle, mouvement qui la dispose au service des autres et sert ainsi la gloire de Dieu. « Une passion d’amour » : voilà ce que fut sa vie, durant 33 ans.[2]

Vous retrouverez l’histoire de sa vie dans les petits livrets qui sont à votre disposition à la sortie de cette messe, avec une image et la prière pour demander sa béatification et les nombreuses grâces qu’elle nous obtient.

Quelques semaines avant l’entrée en carême, que la servante de Dieu Anne-Madeleine Rémuzat, nous permette de mieux rencontrer le Christ Jésus. Il vient nous demander de changer de vie, de convertir notre cœur, nos regards, nos colères, notre orgueil, de cesser nos récriminations devant les ouvriers de la 11ème heure. « Les derniers seront premiers et les premiers seront les derniers, oui, beaucoup sont appelés, mais peu sont élus »

Faisons en sorte d’être trouvés dignes du Royaume.

L’évangile de ce jour nous en montre le chemin. Amen. Mgr Ellul.



[1] Père Robert Schoettel, Rapport théologique,10 janvier 2014, p.3.

[2] Mgr Jean-Marc Aveline, Rapport théologique, décembre 2013, p.12.

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14 février 2014 5 14 /02 /février /2014 05:25
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Samedi 15 février 2014 à 10h 30
en la basilique du Sacré-Coeur de Marseille,
81, avenue du Prado - 13008.

Procès en béatification : ...
Suivant l'instruction Sanctorum Mater de la Congrégation de la Cause des Saints, après avoir accepté le libelle présenté par le postulateur Mgr Jean-Pierre Norbert Ellul pour l'introduction de la cause de béatification et canonisation de la servante de Dieu sœur Anne-Madeleine Rémuzat. visitandine du premier monastère des Grandes Maries de Marseille (1696-1730), Mgr Georges Pontier a informé les évêques de la province apostolique de Marseille de la reprise de la cause le 21 octobre 2010 et rien ne s'y est opposé. Aussi une demande de nihil obstat a été présentée à la Congrégation pour les Causes des Saints, le 14 novembre 2012 et une réponse positive a été donnée le 18février 2013.
Rien ne s'opposant à ce que la cause soit reprise, Mgr Georges Pontier, archevêque métropolitain de Marseille, a décidé que la première session pour l'ouverture de l'enquête, serait le 15 février 2014. Nous vous y attendons très nombreux.
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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 20:05

~~Message de Mgr Pontier.

Le Pape François vient de nommer le Père Jean-Marc Aveline évêque auxiliaire de Marseille. Je m’en réjouis et le remercie d’avoir accepté ce nouveau service d’Eglise ainsi que ce changement dans sa vie. Je n’ai pas besoin de vous le présenter ! Lorsque j’ai été élu à la présidence de la Conférence des évêques, j’ai vite compris que ma disponibilité allait en être affectée. Je n’ai pas souhaité que le diocèse en souffre en ce qui concerne l’exercice de la charge épiscopale. Je suis donc heureux de recevoir le P. Aveline comme un frère dans l’épiscopat au service de l’Eglise qui est à Marseille et qui est ainsi confiée à notre ministère. Je me permets de nous recommander à votre prière afin que nous soyons encore plus et mieux à votre service pour que grandisse le corps du Christ dont nous sommes ensemble les membres. Que la contemplation de l’Incarnation du Christ et la lumière de l’Epiphanie renouvellent notre foi et éclairent notre mission. Rendons grâce pour la révélation de l’amour passionné de Dieu pour les hommes. Qu’en cette année mariale, Notre-Dame de la Garde nous encourage à présenter son Fils, comme Dieu avec nous, Dieu Sauveur, espérance des hommes. + Georges PONTIER Archevêque de Marseille

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 20:11

 

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ! Amen.

         « Seigneur, prête une oreille attentive à nos prières. Nous sommes dans l’attente de l’Avènement de ta naissance sur terre, aussi, grande est notre joie. »

Car tu es proche de nous, nous le savons, et pourtant combien de fois sommes-nous dans une torpeur spirituelle qui ne nous permet pas de vivre en bons chrétiens. Mais tu es là, Seigneur notre Dieu, et la liturgie de ce 3ème dimanche de l’Avent vient nous recentrer sur l’essentiel, qui est de toujours mieux te connaître et t’aimer.

        Tu veux nous garder dans la paix et dans la joie, et déjà nous tournons nos regards vers la Vierge Marie, qui attend ta naissance. Comme elle, nous sommes dans la joie de l’attente ; comme elle, nous entonnons le Magnificat.

        Qui es-tu ? Qui est celui qui doit venir ? Quand viendra-t-il ? Ces questions nous nous les posons chaque année ; elles nous sont aussi posées par nos enfants et nos petits-enfants ; c’est alors que nous devons ouvrir la Parole de Dieu, rechercher et relire dans le Nouveau Testament, les textes de St Matthieu et de St Luc pour pouvoir leur répondre en toute vérité.

        Avec St Jean-Baptiste, nous devenons, nous-aussi, la voix qui crie dans le désert de nos villes : « Préparez les chemins du Seigneur ! » Et ce malgré les foules qui envahissent les magasins, les lumières qui nous aveuglent et nous empêchent de voir l’essentiel, les non-croyants ou les mal croyants qui nous entourent.

A eux aussi, surtout à eux, le Christ dit : « Je viens naître parmi vous pour vous donner à voir, comment Dieu le Père est tendresse et miséricorde, pour vous apporter la paix, pour que cessent les guerres, celles bien sûr qui agitent et déchirent le monde, mais aussi la guerre larvée, la guerre insidieuse dans nos familles, et qui fait tant de mal et de ravages, séparant les êtres, apportant la haine et le mal. Oui, le Seigneur vient bientôt naître parmi nous, pour nous apporter douceur et réconfort, pour nous permettre une fois encore d’être des artisans d’amour et de paix, nous qui sommes pécheurs, mais pardonnés par la tendresse de Dieu.

        Nous l’avons entendu dans l’Evangile : Jean-Baptiste dit que celui qui vient est plus puissant que lui, et que lui les baptisera dans l’Esprit-Saint et dans le feu. Et le lendemain, il dira à tous ceux qui attendaient ce baptême de pénitence, cette phrase que nous redisons à chaque messe, lorsque le Corps du Christ nous est présenté avant de communier : « Voici l’Agneau de Dieu, celui qui enlève le péché du monde ».

        Alors, voulez-vous méditer un court instant, sur la réponse que nous donnons, qu’elle soit dite en latin ou en français ? Nous affirmons : « Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ! », reprenant la phrase du centurion dont l’enfant était malade. Il ne se sentait pas digne que Jésus, qu’il avait entendu prêcher et qui avait bouleversé son cœur, puisse venir dans sa maison. Mais la foi qu’il avait mise en ce Messie tant attendu, avait réalisé la guérison de son enfant.

        Et pour nous, chers frères et sœurs, qu’en est-il ?

-Seigneur je ne suis pas digne :

C’est vrai Seigneur, quelques fois, je ne me trouve pas digne de te recevoir. Ma vie chrétienne a besoin d’être renforcée dans la foi et la confiance ; je sais que tu m’aimes, mais je continue encore et toujours à me laisser aller au péché, à la médisance, à la calomnie ; oui je me détourne de toi, je n’écoute pas ta parole.

-Dis seulement une parole :

        Cette parole Seigneur, c’est celle que j’entends lorsque je vais me confesser : « Je te pardonne, au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen ! » Et que je réponde amen, (que je ne dis pas d’ailleurs, en pensant que c’est trop moderne…) ou Ainsi soit-il, (ce qui est la traduction bien plus ancienne)…je n’ai même pas conscience qu’en disant « Ainsi soit-il », je me dois de me garder du péché.

Et pourtant ? En ancien ou en moderne, je pèche encore. Viens à mon secours Seigneur, viens raboter en moi ce qui est élevé d’orgueil et de suffisante, viens aplanir le chemin de mon âme, encore encombré de trop de choses, pour que tu puisses passer dans ma vie ; accorde-moi ton pardon pour que je puisse célébrer dans la joie ta naissance.

        Cette joie je l’ai en moi et je te promets de la dispenser autour de moi. C’est la joie de te connaître, de t’être consacré depuis le jour de mon baptême, d’être conscient que je fais partie de ton Eglise, et que je dois, tous les jours et sans cesse, témoigner que tu es vivant et que tu es le seul chemin, celui de la vérité et de la vie éternelle.

        Donne-moi cette joie Seigneur. Mais pour pouvoir nous rendre compte de la chance que nous avons de posséder la joie du Christ, il faut entendre ces paroles du pape François dans l’Exhortation Apostolique : «  Gaudii Evangelium » du 24 novembre dernier, lors de la clôture de l’Année de la Foi à Rome.

 « Le grand risque du monde d’aujourd’hui, avec son offre de consommation multiple et écrasante, c’est une tristesse individualiste, qui vient du cœur bien installé et avare ; de la recherche maladive de plaisirs superficiels ; de la conscience isolée. Quand la vie intérieure se ferme sur ses propres intérêts, il n’y a plus de place pour les autres, les pauvres n’entrent plus, on n’écoute plus la voix de Dieu, on ne jouit plus de la douce joie de son amour, l’enthousiasme de faire le bien ne palpite plus.

Même les croyants courent ce risque, certain et permanent. Beaucoup y succombent et se transforment en personnes vexées, mécontentes, sans vie. Ce n’est pas le choix d’une vie digne et pleine, ce n’est pas le désir de Dieu pour nous, ce n’est pas la vie dans l’Esprit qui jaillit du cœur du Christ ressuscité.

Aussi le pape dit : « J’invite chaque chrétien, en quelque lieu et situation où il se trouve, à renouveler aujourd’hui même, sa rencontre personnelle avec Jésus Christ ou, au moins, à prendre la décision de se laisser rencontrer par lui, de le chercher chaque jour sans cesse.

Il n’y a pas de motif pour lequel, quelqu’un puisse penser que cette invitation n’est pas pour lui, parce que « personne n’est exclus de la joie que nous apporte le Seigneur ».[1]

Celui qui risque, le Seigneur ne le déçoit pas, et quand quelqu’un fait un petit pas vers Jésus, il découvre que celui-ci attendait déjà sa venue à bras ouverts ».

C’est le moment pour dire à Jésus : « Seigneur, je me suis laissé tromper, de mille manières j’ai fui ton amour, cependant je suis ici une fois encore pour renouveler mon alliance avec toi. J’ai besoin de toi. Rachète-moi de nouveau, accepte-moi, encore une fois entre tes bras rédempteurs ».

Cela nous fait tant de bien de revenir à lui quand nous nous sommes perdus ! J’insiste encore une fois : Dieu ne se fatigue jamais de pardonner, c’est nous qui nous fatiguons de demander sa miséricorde. Celui qui nous a invités à pardonner (77 fois) « soixante-dix fois sept fois » (Mt 18, 22) nous donne l’exemple : il pardonne soixante-dix fois sept fois ! Il revient nous charger sur ses épaules une fois après l’autre.

Personne ne pourra nous enlever la dignité que nous confère cet amour infini et inébranlable. Il nous permet de relever la tête et de recommencer, avec une tendresse qui ne nous déçoit jamais et qui peut toujours nous rendre la joie ».

Recevons ces paroles du pape François, elles nous permettrons peut-être de mieux préparer notre confession de Noël…

Je termine en vous souhaitant une belle préparation à Noël, vous invitant à vous confesser et ensuite à rayonner de cette joie intérieure, qui vient de celui qui se fait tout petit, pour nous inviter nous même à être doux et humbles de cœur.

Que la paix et la joie du Seigneur soient toujours avec vous. Amen.

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il !

Mgr J-P Ellul

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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 17:37

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Chers paroissiens,

 

Voici  les horaires de Noël :

- Crèche vivante avec chants traditionnels le mardi 24 décembre à 23h15

- messe de minuit : à minuit !

- messe du jour de Noël à 10h30. (pas de messe à 9h)

 

Confessions dans l’après midi du :

- lundi 23 décembre : le matin à partir de 10h

et de 15h à 18h (suivi de la messe à 18h)

- mardi 24 décembre de 15h à 18h

N'hésitez pas à appeler :

-Père François Xavier 0626816337 

-Abbé Gillet 0674657351)

 

Nous restons à votre disposition en vous assurant de notre prières.

 

L'équipe sacerdotale.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:17

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+ Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

La fête de St Charles, nous permet d’année en année d’approfondir sa vie et son message. Né le 2 octobre1538 à Arona dans le Piémont, il meurt à Milan le 3 novembre 1584. Il sera canonisé le 1er novembre 1610 par le pape Paul V.

Il est vraiment enraciné dans l’Evangile et le Concile de Trente. Le petit « Carletino », richissime, mondain et englué dans son siècle, s’est converti ; il est devenu prêtre, évêque et cardinal de Milan, géant de la réforme épiscopale, pionnier de la pastorale moderne et surtout en ces temps difficiles qui sont les siens, pour réformer l’Eglise, « le bon génie de Pie VI ».

Il va jeter pour plusieurs siècles sa lumière sur l’Eglise, qui en est encore aujourd’hui son héritière. Découvrez sa vie, lisez ses œuvres et vous y découvrirez de vrais cours de théologie pastorale. Mais vous serez aussi témoin de sa grande générosité, puisée dans les conseils évangéliques et sa grande disponibilité, qui découvre un vrai cœur de prêtre tout donné au Christ dans l’humilité la plus totale.

Ses contemporains ont reçu et accepté, à part quelques exceptions, ses conseils de réformes profondes de l’Eglise. Dans une Eglise en fermentation, travaillée surtout par la question du salut, son zèle apostolique et sa charité sont une manifestation éclatante du réveil spirituel et pastoral qui s’amorça en son temps et sera une réplique vivante aux positions protestantes, quant à l’utilité des œuvres et à la valeur des rites et du saint sacrifice de la messe.

La postérité  gardera de St Charles, le souvenir d’un pasteur penché avec tendresse sur les besoins matériels et moraux de ses nombreux fidèles. Aucun saint des temps nouveaux n’a été aussi souvent représenté que lui, et ce, avant même sa canonisation. De nombreux contemporains connaissent son visage, grâce à une petite médaille gravée par Rossi en 1563, dont plus de 150 millions, furent frappées en son honneur, un an après sa canonisation, mais également par tous ses portraits qui ornent les autels. Nous connaissons la majestueuse statue, de près de 28 mètres, appelée « le Carléone » surplombant le lac majeur. Et ce qui est mis en évidence, c’est l’image du pasteur au service de son peuple, le riche qui distribue sa fortune aux pauvres, apporte son secours aux milanais durant la peste de 1576, servant de modèle à Mgr de Belsunce lors de la peste de 1720 à Marseille, mais aussi tous les tableaux le montrant, lui l’humble, l’homme de « l’humilitas », lisant un ouvrage et se contentant comme beaucoup de pauvres de son temps , d’un morceau de pain et d’un verre d’eau. La méditation de la passion du Seigneur lui donnera la force de poursuivre sa mission au milieu d’innombrables difficultés ; mais également ses temps de contemplation et d’adoration du Très Saint Sacrement.

Ne croyez pas que sa vie fut sans déconvenues. Certainement pas ! Avec une force d’âme peu commune, il a suscité des haines tenaces, des résistances, car rien ne peut le retenir dans sa mission. Il doit restaurer la discipline ecclésiastique, malgré les obstacles mis par les plus grands, et pourtant il a su imposer ses réformes au point que l’on pouvait dire que les réformes romaines étaient filles de la réforme milanaise. Vous connaissez cette phrase empreinte d’une grande jalousie du secrétaire du cardinal Farnèse, Annibal Caro, qui s’était écrié, rouge de colère : « Rome ne lui suffit plus, il lui faut aussi le monde entier ! » Quand on pense qu’il réalisera tout cela alors, qu’il n’a que 22 ans. Vous mesurerez la patience, la diplomatie et la ténacité qu’il a dû déployer, pour convaincre les princes et les grands dignitaires de l’Eglise.

Mais pour lui, ce sont les cérémonies liturgiques qui l’occupent, il va en contrôler la bonne tenue, le respect des rites ; ses contemporains seraient dans l’admiration, s’ils voyaient nos célébrations actuelles.

De son temps il n’en était pas ainsi, car c’était souvent le désordre et l’ignorance qui l’emportaient. Plus de musiques profanes dans les célébrations, la Bible et le Bréviaire sont révisés, ainsi que la composition du missel, achevé sous Pie V ; tout sera accompagné d’un compendium de la doctrine chrétienne et surtout il participera à l’élaboration du Catéchisme du Concile de Trente, qui sera publié en 1566.

Après avoir proposé un projet de réforme du Sacré-Collège et de la curie, il se chargera d’accompagner les travaux sur les Pères de l’Eglise et même sur le catalogue de l’Index. Pour lutter contre le relâchement des mœurs et les abus du carnaval, il instaure les confréries du Saint-Sacrement, du Rosaire et de la Croix. On a l’impression en lisant et en parcourant sa vie, qu’il en a mené plusieurs à la fois.

Mais le 2 novembre 1584, alors qu’il revient d’un pèlerinage à Turin, il prend froid ; de fortes fièvres l’oppressent et on le ramène mourant à Milan. Usé par la tâche immense qu’il a conduite, il s’éteint dans la nuit du 2 au 3 novembre. Il a 46 ans.

En 1610, alors que le procès ouvert de sa canonisation reprend, on fait procéder à l’ouverture de son tombeau : la dépouille est demeurée intacte malgré l’humidité. Lors de la messe de canonisation, St François de Sales en parlera comme « le grand miroir de l’ordre pastoral ». Il restera l’homme de la réforme qui a refait l’épiscopat et l’Eglise en Europe.

« Oh, oui, depuis longtemps, dira Fléchier, depuis longtemps, l’Eglise n’avait rien vu de plus grand qu’un archevêque, un cardinal, un neveu du pape, de très riche devenir le premier pauvre de son diocèse ».

Si cela pouvait nous servir d’exemple ! Car le ciel et la terre passeront, mais les paroles de Jésus seront toujours gravées dans nos cœurs. C’est ce que nous lui demanderons au cours du Saint Sacrifice de la messe. D’être doux et humble de cœur, comme nous y invite l’Evangile, de ne pas suivre tout vent de doctrines, mais de convertir notre vie, de délaisser le péché et rester sous le regard aimant de la Vierge Marie.

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen. J-P. Ellul.

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4 novembre 2013 1 04 /11 /novembre /2013 06:14
Chers paroissiens,

demain, dimanche 3 novembre, ce sera la fête de Saint Charles Borromée, notre saint patron. Mgr Ellul viendra célébrer la grand messe.

Je vous rappelle également que durant toute l'octave de la Toussaint, il est possible de gagner chaque jour une indulgence plénière pour les âmes du purgatoire. (rendez-vous dans un cimetière où vous prierez credo, pater, ave, en priant également aux intentions du souverain pontife. n'oubliez pas non plus la confession et la communion au cours de cette octave !)

N'oubliez pas non plus de faire célébrer des messes aux intentions de vos défunts. Adressez vous directement au prêtre.
A titre indicatif, la Conférence des Evêques de France suggère les honoraires suivants :
- pour une messe : 16 euros
- pour une Neuvaine : 160 euros
- pour un Trentain grégorien* : 530 euros
*
On donne le nom de Trentain grégorien à trente Messes célébrées pendant trente jours et sans interruption pour la délivrance des défunts. Une indulgence plénière est attachée à cette pratique pour le défunt.

 

Je vous informe également de la création du service catholique des funérailles. www.s-c-f.org


Pensez également au denier de l'Eglise. Vous pouvez faire votre offrande directement par internet via le lien suivant :
n'oubliez pas de sélectionner la paroisse Saint Charles dans le menu déroulant.
Vous pouvez aussi faire votre offrande par chèque en remplissant le formulaire dans l'enveloppe que vous trouverez d'ici peu à la sortie de l'Eglise.

Soyez assurés chers paroissiens de notre dévouement.
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8 septembre 2013 7 08 /09 /septembre /2013 09:16

Chers paroissiens,

Notez qu'à partir de ce dimanche 8 septembre, il y aura de nouveau les deux messes de 9h et 10h30.Michel-Ange-R-surrection-copie-1.jpg

Les messes de semaines reprennent également à partir de dimanche. (mercredi 18h par l'abbé Gillet, jeudi 18h par Mgr Ellul, vendredi 18h et samedi 9h par le P Francois Xavier)

En outre, lors de la prière de l'Angélus, dimanche 1er septembre 2013, le Pape François s'est fait l'interprète du « cri de la paix ». (...) «Ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s'annoncent» a-t-il expliqué.

Le Pape a aussi adressé cet appel aux chrétiens des autres confessions, aux croyants des autres religions et à tous les hommes bonne volonté car, a-t-il souligné, «La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé». En conséquence, le diocèse de Marseille organise une journée de jeûne et de prière pour la Paix en Syrie et au Proche Orient le samedi 7 septembre à la Basilique du Sacré-Cœur. Mgr Pontier présidera la messe pour la Paix à 19h. Cette messe sera suivie d'un temps de prière et de méditation jusqu'à 21h30 avec des représentants des communautés catholiques de rites orientaux du diocèse.

N-D-de-Syrie.jpg

Nous allons également passer commande à l'abbaye du Barroux pour des missels grégoriens. Vous y trouverez le texte latin et français de la messe et des vêpres de tous les dimanches et fêtes, avec les mélodies des parties chantées en notation carrée. Si vous êtes intéressé, n'hésitez pas à nous le signaler en renvoyant un mail à cette adresse. (prix indicatif 50€)

La rentrée des catéchismes se fera le mercredi 18 septembre. Cela commencera par une messe à 10h30 suivie des inscriptions. N'hésitez pas à faire connaître ces catéchismes autour de vous. Si certaines (ou certains...) sont disponibles pour nous aider pour les primaires, qu'ils n'hésitent pas à se manifester. Les cours pour les primaires se tiendront à 11h (à l'église Saint Charles), à 17h pour les collégiens, et à 19h pour les lycéens.

Retrouvez ces informations sur le blog de notre paroisse http://sancarlo.over-blog.fr/

En vous assurant de nos prières

l'équipe sacerdotale de Saint-Charles.Install-2.jpg

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