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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 06:49

Homélie pour St Charles - 27 mars 2011.

3ème dimanche de Carême célébré dans le Rite ancien, pour cette liturgie dominicale.

Chers Frères et Sœurs,

« Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent ». Ainsi se termine l’Evangile que je viens de proclamer en ce 3ème dimanche de Carême. Comme vous l’avez perçu, Jésus ne tient pas compte des félicitations de cette femme qui loue sa mère Marie, celle que nous avons fêtée avant-hier. Il renvoie à la Parole de Dieu, qu’elle a mise en pratique. Cette fête de l’Annonciation du Seigneur, nous a rappelé que Marie, la Vierge Marie, fille d’Israël, vivant dans cette petite bourgade de Nazareth, a bien voulu accepter d’être la Mère du Fils du Père Eternel.

Et pourtant, elle a questionné, comme l’aurait fait toute femme, étonné de l’annonce de l’ange Gabriel, puis elle a dit oui, « Fiat », elle a accepté la volonté de Dieu, car cet enfant était son Fils et enveloppée de la lumière divine, sous la motion de l’Esprit-Saint, elle a fait à Dieu une confiance totale. Elle a écouté et mis en pratique sa Parole.

En ce dimanche de Carême, c’est pour nous une belle indication.

Nous qui prenons du temps pour prier, jeûner et partager par l’aumône, -ce que nous réservons aux plus pauvres-, une voie nous est ouverte : celle de la confiance, celle de l’acceptation, celle d’une prise de conscience, que nous avons toujours à rectifier notre vie à l’aune de l’Evangile et de la Parole de Dieu. Oui, heureux ceux qui écoutent la Parole et surtout qui l’observent.

Car on peut très bien écouter, être d’accord avec ce que dit Jésus, sans mettre en pratique ses commandements. Et qui dit commandement, ne dit pas aliénation ! Non, ces commandements, sont des indications, des balises, un éclairage spirituel, qui nous permettent de vivre dans l’amour, sous son regard.

D’ailleurs quoiqu’on fasse Dieu nous voit ; et nous avons beau nous cacher, comme nous le faisons si souvent pour commettre le mal, mentir, détruire, nous adonner au péché, ces fautes que nous savons mortelles pour notre âme, rien ne nous arrête. Et pourtant nous pourrions résister, nous détourner du mal, le rejeter !

Tenez. Prenons un simple exemple. Ceux que nous critiquons ne le saurons peut-être pas, -c’est d’ailleurs ce que nous supposons-, mais Dieu, lui qui voit le fond de notre cœur et sait toutes chose, lui entend et voit.

Aussi, demandons au Seigneur de nous garder de tout mal. La prière du Notre Père nous le rappelle : « Pardonne-nous nous offenses, comme nous pardonnons nous-même à ceux qui nous ont offensé ». Demande étonnante !

Citons quelques phrases du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Elles se trouvent au n° 2839 et je vous invite à lire chez vous la suite et ce qui vous semblera le plus important. Ce livre, nous devrions l’avoir à porté de main pour nous y référer…

Je cite : « Dans une confiance audacieuse, nous prions le Notre Père. En le suppliant que son nom soit sanctifié, nous lui avons demandé d’être toujours plus sanctifiés. Mais, bien que revêtus de la robe nuptiale, nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Maintenant dans cette nouvelle demande, nous revenons à lui, comme l’enfant prodigue et nous nous reconnaissons pécheurs devant lui, comme le publicain. Notre demande, commence par une confession, où nous confessons notre misère en sa Miséricorde. Notre espérance est ferme, puisque, dans son Fils, nous avons la rédemption, la rémission de nos péchés… Or, et c’est redoutable, ce flot de miséricorde ne peut pénétrer notre cœur, tant que nous n’avons pas pardonné à ceux qui nous ont offensé. Nous ne pouvons pas aimer le Dieu que nous ne voyons pas, si nous n’aimons pas notre frère, notre sœur, que nous voyons, nous dit Jésus.

Ainsi, Frères et Sœurs, supplions le Seigneur de ne pas succomber à la tentation du Malin, qui cherche et qui rôde, pour nous entraîner à faire des choses mauvaises. Préparons déjà notre confession pascale : repérons ce sur qui nous chutons si souvent ! Ne pourrions-nous pas prendre la décision de revoir notre vie à la lumière de l’Evangile ? … Surtout ne pas nous laisser atteindre à nouveau, par ces démons qui reviennent s’installer en nous, après que nous soyons réconciliés avec le Christ ? Demandons au Seigneur de nous garder notre équipement pour le combat, afin de mieux résister.

Ces dernières semaines de carême vont nous aider à parfaire notre conversion. La semaine prochaine, le dimanche de « Laetare », qui sera le dimanche de la joie,  nous ménagera un temps de recul, pour mieux analyser notre conscience et notre vie. Puis enfin le 5ème et dernier dimanche de carême, le dimanche de l’annonce de la Passion du Seigneur, viendra nous provoquer, nous invitant à plus de prières, de jeune et de conversion, avant d’entrer dans la grande Semaine Sainte, où nous suivrons pas à pas le Seigneur dans sa Passion et sa Résurrection.

Bon courage, Frères et Sœur, que l’Eprit-Saint qui est avec nous et en nous, veille sur nous … comme St Michel archange, sans oublier, (ce que nous faisons trop souvent), notre ange gardien, qui vit à nos côtés et nous inspire des gestes d’amour et de partage, agréables à Dieu. Confessons nos péchés, soyons dignes et sans tâche.

Que Dieu chasse de notre cœur tout péché, toute rancune, toute critique ; que Jésus vienne nous montrer une fois encore, sa mansuétude et que la Vierge Marie, celle que nous évoquons ici sous le beau vocable de Notre-Dame des Malades, veille sur nous tous.

Bonne fin de carême sous le regard du Christ. Amen.

Mons. Jean-Pierre ELLUL.

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Published by San Carlo - dans Homélies
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