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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 05:49

 

Textes du Missel de St Pie V.

Frères et Sœurs,

Ces dimanches de carême nous font revivre d’une manière très particulière la prédication de Jésus. Par le drame de la Passion qu’il va bientôt vivre, il faut que les disciples soient prêts à affronter ce mystère de mort et de résurrection du Seigneur.

D’autant que ceux qui veulent le mettre à mort, sont là, tapis dans l’ombre, caché au milieu de la foule et dans les derniers jours, à l’écouter discourir sur le mont du Temple, prêts à lui trouver une faute théologique, afin de prouver qu’il n’est pas le Messie annoncé.

Mais Jésus, le sait, il sait d’ailleurs ce qu’il y a dans le cœur de ses contemporains, comme dans chacun de nos cœurs.

Dans les textes liturgiques du Missel de Pie V, chaque année après le récit de la Tentation au désert, est proposé à notre méditation, celui de la Transfiguration. Suivent des péricopes d’évangiles montrant Jésus poursuivant sa mission, chassant les démons et guérissant ce qui viennent vers lui avec grande foi, tout en leur rappelant que « celui qui entend la Parole de Dieu et qui marche à sa suite, sans regarder en arrière est très près du Royaume ; et pour prouver sa puissance salvatrice, il va multiplier les pains de l’autre côté de la mer de Galilée.

C’est que les disciples vont de découvertes en découvertes. Ces hommes de Galilée, qui ont appris la Thora, c’est-à-dire la Loi et les Prophètes, qui fréquent assidument la synagogue et prient plusieurs fois par jour, ne s’attendaient pas à être appelés par Jésus pour le suivre, et ce, durant ses trois années de prédication.

Et Jésus va leur poser cette question : « Pour vous qui suis-je ? » « Tu es le Christ, le Fils du Dieu Vivant ! » répond Pierre ! Ils sont à Césarée de Philippe, où après un court séjour à Tyr et à Sidon, Jésus et ses disciples viennent d’arriver. Et la réponse du Seigneur : « Heureux est-tu, Simon bar Iona, parce que ce ne sont pas la chair et le sang qui t’ont révélé cela, mais mon Père qui est dans les Cieux ! Et moi, je dis que tu es Pierre et que, sur cette pierre je bâtirai mon Eglise et les portes de l’Hadès ne prévaudront pas contre elle. Je te donne les clefs du royaume des cieux et ce que tu lieras sur la terre se trouvera lié dans les cieux et ce que tu délieras sur terre se trouvera délié dans les cieux. »

Déjà Jésus, qui avait dévoilé quelque peu le mystère de sa personne à la Samaritaine, va continuer d’annoncer à ses disciples qu’il lui faudra souffrir, qu’il sera persécuté par les anciens, les Grands-Prêtres et les Scribes, qu’il sera tué et que le troisième jour il se relèvera ! »

Pierre voudra l’empêcher d’aller à la mort. Nous connaissons tous la réponse de Jésus : « Passe derrière-moi, Satan, tu m’es scandale, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celle des hommes ! » Car c’est une nouvelle tentation qui risquerait d’assaillir Jésus par la bouche de Pierre. Non, il suivra la route tracée par Dieu son Père. Quelques jours plus tard, il les invitera à gravir la montagne, lieu de prédilection pour la rencontre avec l’Eternel.

Jésus prends avec lui, Pierre, et les deux fils de Zébédée Jacques et Jean. Ils le suivent sur la montagne. Est-ce celle de l’Hermon, ce haut sommet couronné de neiges éternelles, près de Césarée de Philippe, ou le Mont Thabor ? Nous ne savons pas vraiment.

Le lieu actuel, le mont Thabor, fut un lieu historique, où dévotions païennes et guerres incessantes, laisseront place à un lieu de pèlerinage, qui depuis le 4ème siècle de notre ère, d’églises en églises, recouvrent le somment du mont. La route s’élève parmi les arbres, et les taxis montent à toute vitesse leurs lots de pèlerins. Arrivé au sommet, les pères Franciscains accueillent depuis 1923 ceux qui viennent puiser lumière et courage dans cette belle et vaste église.

Le récit des évangiles synoptiques prend alors tout son sens. Du sommet la plaine est magnifique… On voit au loin l’Hermon. On ferme les yeux et l’on peut se remémorer le récit que nous venons de proclamer, et en entrant dans la basilique, les mosaïques en témoignent.

Il suffit de reprendre le texte et de méditer. Il nous donne à voir Jésus, qui en prière, est revêtu d’une lumière telle que personne sur la terre ne peut la provoquer. Son visage est resplendissant comme le soleil, ses vêtements sont éclatants de blancheur et surtout, pour ceux à qui l’on prêchera la Bonne Nouvelle, des années plus tard, on leur précise que Moïse et Elie sont là, comme de témoins de la messianité du Christ…

Et tout y est, car en plus des annonciateurs du Messie à venir, la nuée les prend sous son ombre et la voix du Père se fait entendre. « Celui-ci est mon fils bien aimé, écoutez-le ! »

Moïse, le médiateur de la première Alliance est là, ainsi qu’Elie le prophète au cœur de feu. Tous deux proclament que le Christ, et nul autre que lui, est « l’authentique accomplissement » de l’Ancien Testament. Ils lui parlent de son départ qu’il va accomplir à Jérusalem. La présence des trois apôtres fait de cette scène comme le résumé, pourrions-nous dire, de toute la Bible. La Loi et les prophètes, Moïse et Elie, présentent le Christ glorifié à Pierre ; Jacques et Jean, les colonnes de l’Eglise, dont la mission, avec d’autres, sera de témoigner du Ressuscité au milieu du monde.

Pierre qui vit un moment « historique », va tenter de l’éterniser et voudra dresser trois tentes, mais Jésus ne répond pas à cette invitation et c’est Dieu lui-même qui répond en quelques sorte, en lui donnant les titres de sa messianité. « Il est mon Fils bien-aimé ; écoutez-le ! »

Jésus a été choisi, pour réaliser le projet fou de Dieu envers l’humanité, engagé dans l’Alliance avec Moïse, proclamé par les prophètes et porté par Jésus à sa plénitude. Au seuil de la vie publique : le baptême de Jésus ; au seuil de la Pâques : la Transfiguration.

Par l’un fut manifesté le mystère de notre première régénération, par l’autre, le sacrement de la seconde régénération, notre propre résurrection.

Le sommet de la montagne ne sera pas un point final, il n’en est qu’une étape ; l’autre montagne, l’autre mont, celui du crâne, celui du Golgotha, le verra dépouillé de ses vêtements, couverts de crachats et de sang, non plus nimbé de lumière étincelante, mais couronné d’épines et donnant sa vie pour le pardon de nos péchés et ceux de toute l’humanité.

De la gloire à la croix, pourrions-nous dire, nous qui faisons la synthèse des deux Testaments.

La Transfiguration nous donne un avant-goût de la venue glorieuse du Christ, qui transfigurera notre corps de misère pour le conformer à son corps de gloire, rappelle l’épitre aux Philippiens.

 « O Dieu saint, O Dieu fort, O Dieu Immortel prends pitié de nous. »

Bon et saint carême à vous tous, chers Frères et Sœurs. Amen.

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 11:45
Messe à St Charles 28 octobre 2007

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit – Amen.
 
Frères et Sœurs,
 
C’est donc en la fête du Christ-Roi de l’Univers que nous nous retrouvons dans cette belle église « néo-renaissance », qui sera désormais notre église.
 
Nous avons une pensée, une prière, en ce dimanche, pour celles et ceux qui depuis le jour de sa consécration, un 3 novembre 1826, ont célébré l’Eucharistie et les sacrements de l’Eglise, sous la responsabilité des différents curés qui se sont succédés, faisant d’eux, par leur baptême, des envoyés pour proclamer et vivre l’Evangile du Christ.
 
La fête du Christ-Roi de l’Univers instituée par le pape Pie XI en 1925, voulait redire que le Christ est premier et que c’est en son nom que nous sommes sauvé et pardonné de nos péchés. Roi des âmes et des consciences, des intelligences et des volontés, le Christ est aussi le Roi des familles et des cités, des peuples et des nations, le Roi de l’Univers tout entier. Cette fête était donc instituée également, pour interpeller les laïcismes, les nationalismes, qui en ces années voulaient et semblaient apporter une réponse toute faite aux problèmes politiques, éthiques, moraux dans certains pays du monde, organisant la vie sociale comme si Dieu n’existait pas.
 
C'est le Christ, son message d’amour proclamé dans l’Evangile, le don de son Corps et de son Sang, sa passion, sa croix glorieuse, sa résurrection dans la gloire, qui furent montrés, proposés, à la conscience des peuples, et l'Eglise catholique rappela que seul le Christ était le libérateur, seul le Christ pouvait apporter une réponse fondamentale aux problèmes de l’homme et du monde. Car il apportait l'Amour, il était la Paix... il montrait le prochain, l’autre et celui que nous n’aimons pas, comme un frère, il demandait de respecter les Commandements de Dieu et de l'Eglise qui chaque jour étaient bafoués.
 
Rien n'y fit, pas même les nombreuses victimes tombées sous les balles aux cris de "Vive le Christ-Roi". Le lent processus qui en ces années-là, depuis la Russie et les pays de l'Est, trouvant son apogée en Allemagne - ce lent processus nationaliste de déchristianisation était en marche, broyant sur son passage, ceux que la race, la religion, la philosophie, rejetaient comme "indignes d'être des humains".
 
Alors que le Christ Jésus s’est livré pour nos péchés afin que nous ayons la vie éternelle. Des milliers de chrétiens témoignèrent de leur foi en la Vie Eternelle. Et St Paul le rappelle dans sa lettre aux Ephésiens : « Il nous a élus en lui, dès avant la formation du monde, pour que nous soyons saints et immaculés en sa présence, dans l’amour… Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé. En lui nous trouvons la rédemption par son sang, la rémission de nos fautes. » Et dans les Colossiens que nous venons de lire : « C’est lui qui est la tête du Corps, c'est-à-dire de l’Eglise… car en lui, Dieu s’est plu à faire habiter la plénitude, en réalisant la paix par le sang de sa croix ! »
 
C’est donc une vie nouvelle dans le Christ que nous devons mener, jour après jour, dans la joie et la vérité, malgré nos difficultés. Il est là, le Seigneur, le Roi de l’Univers, il tend ses bras vers nous pour nous dire son amour et sa mansuétude.
 
Descendons profondément dans nos âmes et dans nos cœurs, revoyons toute notre vie à la lumière de l'Evangile du Christ, continuons d’avoir et de vivre une foi vive, solide, confiante, que nous transmettrons à nos enfants ; soyons fiers et sûrs d'être rejoints par celui qui est la Vérité : Notre-Seigneur Jésus Christ !
 
Il a été immolé pour nous, il a reçu puissance, sagesse, force et honneur. Et tout cela il nous le communique.
Voyez-vous en cette fête du Christ-Roi de l’Univers, le Fils de Dieu, revenant sur notre terre pour juger les vivants et les morts ?
Le voyez-vous questionnant nos vies ; nous engageant à plus d'amour, de miséricorde et de charité, de partage, de prière, d’adoration et de pardon ?
Serons-nous surpris qu'il se montre à toute l'humanité, même à ceux qui l'ont transpercé, trahi, mis à mort ? Serons-nous déçus qu'il ne nous apparaisse pas uniquement à "nous", nous qui avons tant fait pour lui,... tant de sacrifices, tant de prières, tant de supplications,
 
En fait, il nous demandera toujours et encore : quelle est notre foi ? Qu'est-elle ? Inébranlable ? Inaltérable ? Versatile ? Fidèle ? Opportuniste?
Car au jour de notre mort, au jour du jugement, nous paraîtrons à nu devant lui, devant le Fils de Dieu, et lui qui est l'Amour, il verra le fond de notre conscience et de notre cœur !
 
         Mais nous, nous lui serons fidèles ! Nous serons là, avec lui, sur le chemin de sa Croix, sur le chemin de la Vie qui mène vers l'éternité.
Nous ne nous sauverons pas, comme les disciples, qui l’avaient laissé seul. Nous écouterons la question que pose Pilate : "Donc, tu es Roi ?" Nous entendrons la réponse de Jésus : "Ma royauté ne vient pas de ce monde."Oui, je suis Roi, je suis venu dans le monde, pour ceci : « rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix ! »
 
         Ecoutons retentir la voix du Christ. Nous sommes des témoins de la Vérité et pour pouvoir mieux en témoigner, nous décidons de changer notre cœur, de changer dans notre vie, ce qui n’est pas chrétien. Oui, nous revoyons nos existences dans le miroir de l'Evangile.
Le Christ, là devant nous, présent dans le Tabernacle de l’Autel, ce tabernacle que nous ne laisserons pas seul, que nous viendrons visiter, prier. Jésus nous redit :"Je suis l'Alpha et l'Oméga, je suis celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant".
         Alors, répondons dans le fond de notre cœur, "Seigneur, toi qui sais tout, tu sais bien que je t'aime, et que j'attends, dans la prière, ton retour dans la gloire".
         Frères et Sœurs, en présence de St Charles Borromée, dont nous célébrerons la fête dimanche prochain, sous le regard maternel de Marie, Notre-Dame des Malades, dans cette église où Frédéric Ozanam, un des champions de la charité fut enterré, nous remercions le Seigneur pour tout ce qui nous sera donné d’y vivre désormais.
 
Que le Seigneur de la paix soit toujours avec vous. Amen 

Mgr. Jean-Pierre ELLUL

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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 11:43
Monseigneur Jean-Pierre ELLUL
vient d'être nommé 
par Monseigneur l'Archevêque, 
Doyen du Secteur Pastoral " Prado-Paradis-Corniche "
Nous l'assurons de notre prière ... 

-o- 

Le Dimanche, 28 octobre à 10h30
en la Paroisse Saint Charles,  Rue Grignan,
Mgr. ELLUL qui représentait Mgr Pontier
archevêque métropolitain de Marseille
a présidé la Messe, dite selon le Missel de 1962, 
célébrée par le Père Laurent GREGOIRE DE FRELIBERT (Chapelain)


 
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Entrée de la procession
 


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Maître-autel de l'église St Charles
(oeuvre de Cantini,  juin 1891)


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Homélie sur le Christ-Roi de l'Univers
(dernier dimanche d'octobre selon le missel de 1962)

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Sortie de la messe du dimanche 28 octobre
 sur le parvis de l'église St Charles



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Le Père Laurent Grégoire
qui célébrait cette messe du Christ-Roi




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Sous le regard de la Vierge Marie
Notre-Dame des Malades

La semaine prochaine, 
dimanche 4 novembre 2007 à 10 h 30
messe solennelle
célébrée par Mgr Jean-Pierre ELLUL
pour la fête de St Charles Borromée
anniversaire de la consécration de l'église
(3 novembre 1826)
  
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3 mars 2008 1 03 /03 /mars /2008 11:42
10h 30, messe solennelle célébrant St Charles Borromée
Plus de 90 fidèles malgré les vacances scolaires, 
non compris la chorale grégorienne si bien dirigée par M. Bonifay. 
A l'orgue Nicolas Coltel.

Mgr Ellul célébrait cette Eucharistie et donnait l'homélie sur la vie du saint, entouré du Père Laurent GREGOIRE (diacre) et de Pierre FEDERICCI (sous-diacre).
De nombreux clercs servaient autour de l'autel. 

Cette fête était aussi l'anniversaire de la consécration de l'église 
(3 novembre 1823 par Mgr de Mazenod).

Quelques photos de la messe...

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A la sortie de l'Eglise St Charles, sur le parvis...

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