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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 06:59

           

 Photo-St-Charles-034.jpgChers frères et sœurs,

Voilà que se termine le cycle de Noël, où nous avons pu contempler le mystère de l’Incarnation. Marie, Joseph, Jésus, nous étaient montrés dans leurs pérégrinations où toutes les difficultés les attendaient ; ils avaient obéis à l’ordre qui leur demandait de se rendre dans leur pays d’origine pour le recensement.

Les temps où elle devait mettre au monde de Fils de Dieu étaient accomplis et c’est une simple mangeoire qui recevait le Fils du Père Eternel, chair prise de notre chair, dans une humilité totale, contemplée par la Vierge Marie et celui qui devait conduire ses premiers pas. Mais les anges étaient là pour interpeller les bergers, ceux qui étaient repoussé dans les campagnes et dormaient dehors, honnis de leurs contemporains, mais les premiers appelés à aller contempler ce que le Seigneur avait fait pour eux, la naissance du Messie-Seigneur, né dans la ville de Bethléem.

            Puis ce seront ces étrangers, universels contemplateurs du Roi-Messie, venus de loin, pour s’incliner devant l’Enfant, grâce à l’étoile qui les guidait. L’humanité connue en ces temps-là venait vérifier ce que le Seigneur Sabahot avait fait pour elle ; désormais elle avait un sauveur, né d’une femme, en tout soumis à la loi, en tout, sauf le péché.

Ils devront repartir par un autre chemin, et ce sera, dès qu’Hérode l’apprendra, le massacre de ces jeunes enfants, de ces saints innocents, assassinés par haine de celui que les Mages nommaient le Roi des Juifs, et dont Rama entend encore les plaintes des mères à qui les enfants étaient arrachés, pour témoigner, premiers témoins qui en engendreront d’autres, quand après l’Ascension et la Pentecôte, les premiers chrétiens subirent le même sort.

L’Egypte, là d’où son peuple partit pour la Terre Promise, sera sa terre, et c’est là que l’enfant Jésus fera ses premiers pas, comme s’il reprenait à son compte la marche vers la mer des roseaux, puis le passage à pied sec de cette mer qui s’ouvrit pour laisser passer son peuple. Quand ils reviendront, ils s’établiront à Nazareth, et là il grandira en sagesse et en taille devant Dieu et devant les hommes. Joseph lui servira de guide ; lui apprenant l’art de la menuiserie et peut-être qu’il travaillera le bois dans la ville basse de Séphoris, œuvrant avec lui pour monter, scier et clouer. Le travail bien fait, la fatigue, tout cela le Fils de Dieu l’a appris et mis en pratique, nous montrant le chemin du travail, de l’honnêteté, de la fierté, et pour nous, de cette parcelle de divinité qui nous permet de créer.

Il apprenait la Thora à la synagogue et sera devant les docteurs, à Jérusalem celui qui, allant dans la profondeur des questions, étonnera ces maître de la Loi et des Prophètes.

Mais le temps venu ; il faudra partir sur les routes de Galilée, pour annoncer la Parole de Père. Après sa mort et sa résurrection et son ascension dans le ciel, lorsque l’Esprit-Saint remplit l’âme et le cœur des apôtres au jour de la Pentecôte, on rappellera pour que nous en soyons témoins, tous les faits et gestes du Seigneur Jésus.

C’est pour cela que ce cycle après Noël, dans notre liturgie dominicale, nous dévoile à nouveau, le mystère du Christ, de ses paroles et de ses gestes, qui sont pour nous autant de catéchèses qui nous permettent de nous rapprocher de sa divinité, faisant de nous des témoins intrépides. Pour les évangiles synoptiques, la chronologie de sa vie, permettra aux premiers chrétiens de retrouver celui -Dieu d’amour- en qui ils ont mis leur foi, en recevant le baptême et d’en témoigner jusqu’au martyr.

Pour Jean l’évangéliste, ce seront les signes qui accomplissent la mission du Christ qu’il proposera, et le premier, sera de l’eau changée en vin lors des noces à Cana.

Nous connaissons tous le symbolisme de cette péricope de son évangile au chapitre 2. Jean nous conduit dans la maison où se tiennent les noces, fêtes qui durent plusieurs jours. La Vierge Marie est déjà là et Jésus arrive avec ses disciples. « Voici l’Agneau de Dieu », dira Jean Baptiste après qu’il l’eut baptisé dans les eaux du Jourdain, alors que deux de ses disciples vont désormais suivre Jésus. « Venez et voyez » leur dira-t-il, alors qu’il est presque 4h de l’après-midi. Désormais ils accompagneront le Maître et seront témoins de ses miracles.

Le vin manque ! Marie est là toute attentive. La réponse de Jésus en un peu brutale, mais il va quand même accomplir le signe de l’eau changée en vin, ce vin qui symbolise déjà l’Eucharistie, mais également l’alliance nouvelle en son sang, répandu pour la rémission de nos péchés, ce sang précieux du Seigneur avec l’eau qui jaillit de son côté, lorsqu’il est en croix, nous donnant les sacrements de l’Eglise. St Jean en est le témoin privilégié. Car ce qu’il écrit, il l’écrit pour nous, afin que nous en soyons, nous aussi les témoins, et que nous puissions, sous l’action de l’Esprit-Saint, transformer en nous, tout ce qui est péché, tiédeur, lâcheté.

Qu’en cette messe, Frères et Sœurs, nous puissions continuer de convertir nos cœurs et nos vies. Et la Vierge Marie, comme à Cana, encore aujourd’hui, nous dit : « Faites tout ce qu’il vous dira ! »

Et nous répondons dans notre cœur, avant de chanter notre credo, notre acceptation, notre oui. Oui, nous nous mettons à l ’écoute du Christ ; oui, nous allons essayer, encore une fois, d’être témoins d’amour et de paix, et qu’en cette année missionnaire, proposée par notre archevêque pour tout le diocèse, nous seront des propagateurs de l’amour divin, avec les dons que St Paul vient de rappeler dans sa lettre aux Romains, et cela sans honte, mais avec la conscience que Jésus est notre sauveur et notre Dieu, et qu’il n’y a pas d’autre nom par qui nous soyons sauvés.

A lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen.

Mons. Jean-Pierre ELLUL.

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30 octobre 2011 7 30 /10 /octobre /2011 17:58

Homélie pour la fête du Christ Roi de l’Univers –

St Charles 30 octobre 2011.

Chers Frères et Sœurs,

         Cette fête du Christ Roi nous remet devant le visage du Christ, couronné de gloire et de splendeur, que le livre de l’Apocalypse à si bien définit en disant : Il est l’Alpha et l’Oméga ! Il est, il était et il vient, le Maître-de-tout.

« Parle, commande et règne, nous sommes tous à toi ».

Du moins ceux qui reconnaissent le Christ comme leur Dieu et sauveur, le Fils bien aimé du Père, mort pour nos péchés et ressuscité dans la gloire. Ses souffrances rédemptrices, ses chutes sur le chemin du calvaire, ses douleurs venant des clous qui le retenaient au bois d’ignominie, sa mort sur la croix, nous ont valu notre rédemption et la vie éternelle. Désormais le bois du supplice est devenue signe salvateur. Jésus, le Christ ressuscité, est vivant, il règne, et son règne n’a rien à voir avec la domination ou l’orgueil. C’est un roi doux et humble de cœur, qui nous entraîne à sa suite, pour devenir et être nous-mêmes d’humbles annonciateurs de la foi. Nous voyons et contemplons son visage ; dans ce visage, nous y voyons le Père et l’Esprit Saint, et nous avons que, sous le vocable de ce Dieu, des trois personnes de la Sainte Trinité ; de ce Dieu trois fois saint, nous avons reçu le baptême, sacrement qui fait de nous tous, ayant revêtus le Christ, des témoins intrépides de la foi.

         C’est dans un écœurement total, que nous voyons bafoué le visage du Christ Notre Seigneur, et comme tant d’autres nous en sommes indignés.

Comment peut-on supporter, sans réagir, que l’on salisse le visage du Fils de Dieu et que l’on se permette, au nom de la liberté d’expression d’attenter à notre foi ? La « christianophobie » est désormais en marche, avec ses concepteurs, ses chantres, ses en-dessous, qu’il nous faut mettre au jour et dénoncer. Sous couvert d’art, d’expression artistique, de création, peut-on tout se permettre ? Peut-on attenter à nos conceptions religieuses sans que personne ne réagisse ?

J’ai rencontré de nombreux artistes lorsque j’étais responsable d’Art, Culture et Foi dans le diocèse de Marseille. J’ai vu et discuté avec des personnes en indélicatesse avec l’Eglise, d’autres avaient des comptes à régler avec Dieu et très souvent, en entrant en dialogue avec eux, quelle souffrance sourdait de leurs écrits, de leur peinture, de leur sculpture. La plupart s’essayaient à donner un début d’explication, retenus devant les réactions que cela pouvait provoquer. Tous étaient quand même conscients, que la part de créativité qu’ils avaient reçue venait de plus haut et certains parlaient de puissance divine.

On était loin de ces provocations infantiles, où sous couvert de liberté et de respect de l’œuvre crée, on se permet de salir Dieu, le Christ, et l’Eglise. Mais pour qui se prennent-ils ? Croient-ils que les chrétiens, les catholiques, les hommes et femmes de bonne volonté resteront comme ils en avaient souvent l’habitude, bouche bée et sans réactions ?

Bien au contraire ! Le temps de la veulerie, du regard bobo, de la peur est terminé. Nous devons défendre l’honneur de notre foi chrétienne. Et n’allez pas me dire, que quelques communiqués, piqué à la marge de « la langue de buis », peuvent arranger les choses et nous permette de nous faire entendre. Non, au contraire !

Les jeunes réagissent et ils ont raisons ! On les traite de fanatiques, peut-être pour certains, mais où sont tous les autres ? Il y en a, certainement, mais il y a également des jeunes conscients de l’insulte infligé au Fils de Dieu. Mais de suite le politique s’en mêle ; droite, gauche, extrême : on respecte les uns, on salis les autres, on les traite de rétrogrades, de retardataires, jusqu’à ce que des évêques, de prêtres et jusqu’au le Père Guy Gilbert, qui ne peut être taxé de toutes ces insinuations, et d’autres encore, disent haut et clair leur désapprobation et leur dégout, devant que ce qui se montre sur cette scène parisienne, que l’ on a expurgé et dont l’œuvre avait déjà été offensante au Festival d’Avignon !

Pourquoi ce blasphème et cette provocation gratuite ? Oui, je sais, le fond de la pièce est comme une supplique devant la déchéance et la souffrance d’un homme ; je sais aussi combien il est difficile de regarder l’autre en le grandissant, devant la maladie qui le détruit ; mais a-t-on besoin de jeter des couches souillées sur une photo grandeur nature ou le Christ est représenté et d’en faire flotter l’odeur, au cas où l’on aurait pas bien compris, de la caillasser ?

Depuis je prie pour l’auteur de cette pièce. Ressent-il les réactions que cela provoque ? Comment peut-il vivre comme si rien ne se passait ? Quelles questions se pose-t-il. Mais nous connaissons ses réponses, et en en parlant, nous lui faisons malheureusement de la publicité !

Si l’on a des comptes à régler, mais pourquoi ne pas aussi s’en prendre aussi à la représentation de Dieu que les autres religions proposent à leurs fidèles ? Même le sociologue bien connu Odon Vallet, d’affirmer qu’il y a aujourd'hui une inégalité de traitement entre religions, aux dépens du christianisme. Je cite : "Il est évident que, si au lieu du portrait du Christ, il y avait eu celui de Mahomet ou de Moïse, la pièce ne serait pas passée, par crainte d'une islamophobie raciste ou d'un antisémitisme aux relents nauséeux. C'est vrai qu'on défend moins les convictions des croyants chrétiens en se disant qu'ils seront plus tolérants. Cela pose problème". Fin de citation.

 Oui, car on aurait trop peur d’être attaqué, et tous les lobbyings connus se lèveraient comme un seul homme, pour faire interdire l’œuvre, annuler les représentations, boycotter la presse. Nous, nous avons droit à un communiqué, je le disais, à la langue de buis, où à une grande démonstration d’humilité, excusant tout ! Allons, laisserions-nous tout faire et tout dire sur notre Seigneur Jésus-Christ, sans réagir ?

 

Mais non, pour nous on envoie des policiers et des gendarmes, étonné de voir des jeunes prier et manifester en silence, chantant des cantiques, presque désolé de devoir obéir aux ordres, et pour la plupart, leur donnant raison et contraints de les faire monter dans les cars de polices pour être conduit dans un Commissariat. C’est à la fois consternant et pitoyable !

Alors que nous faut-il faire ? Prier pour cet artiste et pour tout ceux qui dans quelques semaines, ont programmé des œuvres aussi regrettables, qui n’ont plus aucun respect des autres. Prier, pour que, nous aussi, nous soyons assez forts pour ne pas répondre par la violence aux provocations.

Oui, la prière sur nos lèvres et dans nos cœurs. La prière, comme Jésus au jardin de Gethsémani, la prière, avec les paroles qu’il prononça sur la croix, qui doivent être dans nos bouches, après avoir gravi, comme lui, le chemin qui mène au calvaire, tombant sous les coups de ceux qui nous veulent du mal, et qui savent que cela nous fera mal, à l’intime de nous-mêmes, de notre foi, de nos valeurs chrétiennes. Et comme Jésus nous redirons encore et toujours : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ».

Avant la résurrection du Christ Jésus, on pouvait croire qu’il n’était qu’un homme, un simple prophète. Mais après plus de 20 siècles de christianisme, on sait que Jésus de Nazareth, est le Fils de Dieu qui s’est abaissé devenant obéissant jusqu’à la mort et la mort sur la croix ; c’est pourquoi Dieu l’a souverainement élevé et qu’il lui a conféré le nom qui est au dessus de tout nom, afin qu’à son nom, tout genoux fléchissent, au ciel, dans les abîmes et sur la terre, et que tout être proclament, que le Seigneur, c’est Jésus-Christ à la gloire de Dieu le Père.

Cette fête du Christ-Roi de l’Univers, nous permet une fois encore, de fortifier notre Foi. Le Saint-Père, le pape Benoît XVI nous le dit dans sa lettre sur la Foi : (6.) Le renouveau de l’Église passe aussi à travers le témoignage offert par la vie des croyants : par leur existence elle-même ; dans le monde, les chrétiens sont en effet appelés à faire resplendir la Parole de vérité que le Seigneur Jésus nous a laissée. La Constitution dogmatique Lumen gentium affirme : «Tandis que le Christ, ‘saint, innocent, sans tâche’ (He 7, 26), n’a pas connu le péché (cf. 2 Co 5, 21), venant seulement expier les péchés du peuple (cf. He 2, 17), l’Église, elle, qui enferme des pécheurs dans son propre sein, est donc à la fois sainte et appelée à se purifier, et poursuit constamment son effort de pénitence et de renouvellement. ‘L’Église avance dans son pèlerinage à travers les persécutions du monde et les consolations de Dieu’, annonçant la croix et la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne (cf. 1 Co 11, 26). La vertu du Seigneur ressuscité, est sa force, pour lui permettre de vaincre dans la patience et la charité les afflictions et les difficultés, qui lui viennent à la fois du dehors et du dedans, et de révéler fidèlement, au milieu du monde, le mystère du Seigneur, encore enveloppé d’ombre, jusqu’au jour où, finalement, il éclatera dans la pleine lumière ».(…)

(…) En effet, la foi, se trouve être soumise plus que dans le passé à une série d’interrogations qui proviennent d’une mentalité changée qui, particulièrement aujourd’hui, réduit le domaine des certitudes rationnelles à celui des conquêtes scientifiques et technologiques. (…) Aussi nous tiendrons le regard fixé sur Jésus Christ, « à l’origine et au terme de la foi » (He 12, 2) : en lui trouve son achèvement, tout tourment et toute aspiration du cœur humain. La joie de l’amour, la réponse au drame de la souffrance et de la douleur, la force du pardon devant l’offense reçue, et la victoire de la vie, face au vide de la mort, tout, trouve son achèvement, dans le mystère de son Incarnation, du fait qu’il s’est fait homme, qu’il a partagé avec nous la faiblesse humaine pour la transformer par la puissance de sa résurrection. En lui, mort et ressuscité pour notre salut, trouvent pleine lumière les exemples de foi qui ont marqué ces deux mille ans de notre histoire de salut. »

Notre archevêque le souligne dans sa lettre pastorale : « Il nous faut revenir au Christ, approfondir toujours plus notre amitié avec lui, mieux le connaître, goûter sa présence, lui redonner la première place dans nos vies personnelles, familiale, associatives, citoyenne. C’est lui notre lumière, notre chemin, notre vérité, notre vie. » (page 8)

Que le Christ-Roi de l’Univers, nous permette d’annoncer son message d’amour, puisée dans sa Parole. Qu’il fasse de nous tous, des croyants intrépides à défendre son message d’amour. Qu’il nous donne aussi de convertir notre cœur, pour essayer de devenir des saints, comme ceux et celles qui on tellement mit l’Evangile en pratique dans leurs existences, que l’Eglise nous les propose comme des modèles de vie.

Et ils sont nombreux à Marseille, ceux qui nous sont donnés en exemple. Avec eux, nous marchons dans cette grande cohorte, ayant lavé et purifié nos robes de vie, dans le sang de l’Agneau, venant vers son trône sacré, pour nous découvrir humbles et petits, mais grands, de la grandeur de celui à qui la gloire et la puissance, sont données, et qui règne désormais au milieu de nous, pour les siècles des siècles. Amen.

 Mons. Jean-Pierre Ellul.

 

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12 octobre 2011 3 12 /10 /octobre /2011 04:26

Homélie St Charles - 9 octobre 2011.

17ème dimanche après la Pentecôte. Missel 1962.

 

Chers Frères et Sœurs,

        C’est en appelant sur nous la miséricorde du Seigneur,  comme nous l’avons chanté dans l’Introït de cette messe, que nous sommes rassemblés en ce 17ème dimanche, pour célébrer ses saints mystères. « Tu es juste Seigneur, traite-nous selon ta miséricorde ; heureux celui qui marche dans la pureté et mets en pratique la loi du Seigneur. »

        Dans l’oraison, nous demandions à Dieu de nous permettre d’éviter le contact du démon et de nous attacher d’un cœur pur à lui seul, à lui notre Dieu.

Comment éviter le contact avec le mal ? Comment résister à son esprit, résister à Satan, lui dont on ne parle presque plus ? C’est sa force que de se dissimuler, de se fondre, de se revêtir quelques fois d’habit de lumière, pour mieux nous induire en tentation. Cette demande, nous la renouvelons en priant le Notre Père, « ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais délivre-nous du mal ! » Nous lui demandons de ne pas nous laisser prendre le chemin qui conduit au péché. Nous sommes donc engagés dans le combat entre « la chair et l’Esprit ». Et c’est l’Esprit Saint qui nous fait discerner entre l’épreuve nécessaire à la croissance de notre moi intérieur, et la tentation qui conduit au péché. Ne pas entrer en tentation implique une décision du cœur. Jésus nous le dit : « Là où est ton trésor, là sera ton cœur ; nul ne peut servir deux maîtres. » Un tel combat et sa victoire ne sont possible que dans la prière. C’est par sa prière que Jésus est vainqueur du Tentateur, dès le début de son ministère et dans l’ultime combat de son agonie. C’est pour cela qu’il nous faut être vigilant, car la vigilance est « la garde du cœur », et c’est le Saint Esprit qui nous permet de nous détourner du péché. Oui, que le Seigneur nous délivre du mal, pour que nous puissions vivre comme St Paul nous le recommande.

Soyons, restons, maintenons-nous dans l’amour, la mansuétude et la patience. Cette belle vertu qui nous manque tant. La patience ! La patience, qui nous permet souvent d’aller plus loin dans notre vie spirituelle et notre vie de tous les jours. S’armer de patience, comme si nous prenions les armes pour le combat spirituel. Sans la patience que ferions-nous, que serions-nous ? Rappelons-nous l’une des prières du Carême : « Pardonne-nous Seigneur, car toi tu patientes et prends pitié ! » Oui, c’est tout le Psaume 50, qu’il convient de méditer, pour nous fortifier dans la foi et être dans les sentiments de la lettre de St Paul aux Ephésiens : « Appliquez-vous à conserver l’unité de l’esprit par le lien de la paix. » C’est comme cela que l’on peut aimer vraiment.

Aimer Dieu et aimer son prochain, cela semble aller de soi. Et pourtant, nous savons bien que non. Nous aimons Dieu, que nous ne voyons pas, et nous faisons tant d’efforts pour aimer celui qui nous fait face, et qu’en fait nous n’aimons pas, même si cela ne se voit pas. Car souvent nous travestissons notre attitude, mais Dieu voit le fond de notre cœur. Nous serons jugés sur l’amour que nous aurons mis dans notre vie. Car voilà le grand commandement : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Ultime recommandation du Seigneur : « Aimez-vous les uns les autres comme moi je vous ai aimé. » Comme c’est difficile d’aimer l’autre, de lui vouloir du bien, de ne pas le juger, de l’accepter tel qu’il est.

        Cette année pastorale qui commence, est une année missionnaire, comme le propose notre archevêque. Mais alors, comment être des témoins de l’amour et de la miséricorde de Dieu ? Comment mieux aimer ?

D’abord convertir nos cœurs, rendre pures nos âmes, établir des liens de réconciliation autour de nous, rester vigilants dans la prière et l’adoration du Corps Eucharistique du Seigneur. En faisons cela, nous serons sûrs d’être en adéquation avec ce qu’il nous propose dans sa lettre pastorale. Mgr Pontier écrit en page 8 : « Il nous faut revenir au Christ, approfondir toujours plus notre amitié avec Lui, mieux le connaître, goûter sa présence. Lui redonner la première place dans nos vies personnelles, dans nos vies communautaires, dans l’inspiration de notre vie professionnelle, familiale, associative, citoyenne. C’est lui notre lumière, notre chemin, notre vérité, notre Vie. C’est lui notre ami. C’est lui qui nous révèle le Père, qui répand son Esprit. C’est lui l’homme véritable, le plus humain des humains. C’est lui qui nous ouvre à l’espérance d’une vie vécue en communion avec la Trinité Sainte, dès ici-bas et pour toujours au-delà de cette vie. Il nous révèle l’amour que Dieu porte à tout être humain. Il nous invite à nous libérer de nos peurs. Il ne nous laisse jamais seul. Il nous montre le chemin de la vraie liberté, celle qui nous rappelle que l’homme ne vit pas seulement de pain. »

Chers Frères et Sœurs, voilà tracé pour cette année notre programme de vie. C’est un beau programme ; sous l’action du Saint-Esprit, nous marcherons à la rencontre du Seigneur, sous le regard aimant de la Vierge Marie. Et si l’on nous pose la question, nous demandant ce que nous pensons du Messie ou qui est le Messie, nous répondrons avec  une foi intangible : « c’est Jésus-Christ, venu dans le monde pour témoigner de l’amour du Père, nous donnant sa Parole d’amour par l’Evangile du salut, mort et ressuscité, et remonté dans la gloire auprès du Père ». C’est sous la motion de l’Esprit-Saint que nous porterons témoignage et nous aurons raison de le faire, car il est urgent, plus que de coutume, de témoigner de sa vie auprès de ceux qui ne croient pas. Il s’agit pour nous de proposer le Christ, comme lumière de nos vies et espérance de nos cœurs, lui qui est vainqueur du péché et de la mort. Que La Vierge Marie, Notre-Dame du Rosaire nous aide.

Amen. Mons. J-P Ellul.

Photo-St-Charles-065.jpg

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 09:24

Fête de la Ste Trinité

Eglise St Charles - 19 juin 2011.

Messe solennelle : Père Eloi : célébrant

Diacre : Père François-Xavier

Sous-Diacre : séminariste de la Miséricorde Divine

Chorale paroissiale et orgue : M. Bonifay

 

Chers Frères et Sœurs,

Chers jeunes

 

Nous venons d’entendre proclamer ces beaux textes de la Parole de Dieu. Ils nous donnent un bel éclairage sur le mystère de la Ste Trinité, du Père du Fils et du Saint-Esprit.

Cette Trinité indivisible est révélée par Jésus qui vient au nom du Père, nous faire comprendre de quel amour Dieu nous aime. Le Père, personne ne l’a jamais, vu. C’est Jésus qui vient le rendre présent et nous faire comprendre de quel amour il nous aime, lui le Fils du Père Eternel, qui donne sa vie pour nous.

Toutes les paroles qu’il a prononcées durant ses trois années de prédications, -son Evangile d’amour- vient du Père qui lui fait tout connaître. « Car le Père et moi, nous sommes Un », et l’Esprit-Saint nous fait comprendre tout cela et nous l’approchons avec grand respect, le lisons et le méditons, car il nous faut encore parfaire notre connaissance pour mieux en vivre.

Vivre dans la Trinité, vivre sous la motion de la Trinité, cela nous le faisons depuis notre baptême, et surtout, Chers jeunes,  depuis que vous avons appris par vos parents, vos catéchistes, à découvrir le mystère de Dieu Un et Trine. En effet, depuis le sacrement de l’initiation chrétienne, vous avez, nous avons la vie divine en nous.

Par le baptême nous avons été plongés dans la mort, mis au tombeau avec le Christ, pour délaisser le péché, et nous sommes sortis de l’eau du baptême ressuscité avec lui, transformé radicalement, revêtant le Christ Jésus Notre Seigneur, afin de mener notre vie chrétienne dans la joie. Mais vous étiez bien trop petits pour comprendre cela.

Aussi, vos parents, dès notre plus jeune âge, vous ont donné la capacité de comprendre quel grand mystère vous étiez invités à vivre !

Vivre avec Dieu, vivre avec Jésus, vivre avec l’Esprit-Saint, n’est-ce pas formidable ? Aussi l’Eglise catholique, qui nous enseigne ce que nous devons croire pour être vraiment du Christ, nous propose, lorsque l’âge de raison est arrivé, et surtout lorsque nous connaissons bien la vie de la Trinité, apprise dans l’Evangile et dans nos catéchismes, oui, elle nous propose de nous avancer, en Eglise, au milieu de la communauté chrétienne, entouré de vos parents, parrains et marraines, de vos familles, pour recevoir le Corps du Christ et être confirmés dans la foi que vous commencez à professer.

Jésus nous a donné son Corps et son Sang. Son sacrifice est rendu présent en chaque Eucharistie, en chaque messe, puisque nous redisons ses paroles d’amour, que nous faisons appel à l’Esprit Saint sur le pain et le vin, pour qu’ils deviennent le Saint Sacrement de son Corps et de son Sang ;  nous refaisons les mêmes gestes qu’il a fait le soir de la Cène. Non pas comme un anniversaire, comme si nous recommencions depuis plus de 2.000 ans, mais en l’actualisant, en le rendant effectivement présent en chaque Eucharistie où le Christ se rend visible, se tient au milieu de nous, corporellement avec son Corps et avec son Sang.

C’est pour cela que l’Eglise nous demande de changer de vie, de nous convertir, de prier, d’essayer de ne pas faire de fautes graves, de péchés graves, car nous devons nous avancer devant le Christ, devant Jésus, avec un cœur purifié.

Et c’est pour cela que nous entourons la Sainte Eucharistie de tant de vénération. C’est son Corps, c’est son Sang, donné, répandu pour la multitude, pour le pardon de nos péchés que vous allez recevoir. Et si nous le rendons présent, c’est par ce qu’il nous a dit de le faire. « Faites cela en mémoire de Moi. »

« Chaque fois que vous ferez cela, nous dit St Paul ; dans la première lettre au Chrétiens de Corinthe, vous annoncerez la mort du Seigneur, jusqu’à ce qu’il vienne ».

Voilà pourquoi vous avez fait une retraite de prière, vous vous êtes retiré de vos activités, pour mieux sentir la présence de Jésus, l’approcher personnellement pour lui dire que vous l’aimez. Et en votre nom et celui de vos familles, je remercie le Père Eloi et le Père François-Xavier de vous avoir si bien préparé.

C’est d’ailleurs ce que la plupart d’entre vous écrivez à Mgr Georges Pontier, notre archevêque. Vous voulez vivre dans la foi au Christ ; vous désirez recevoir le sacrement de la Confirmation ; vous voulez mener une vie chrétienne digne et pleine, dans la reconnaissance du vrai Dieu, « ce Dieu d’amour que je leur ai fait connaître » dit Jésus à ses disciples au cours du repas de la Cène, avant d’être arrêté et de donner sa vie pour nous sur la croix.

Mais le Christ qui est mort, est ressuscité dans la gloire, pour nous attirer à lui. Et nous, nous devons témoigner avec force de sa résurrection… Pour cela il nous faut une force : celle du Saint-Esprit que les apôtres ont reçus le jour de la Pentecôte… Et c’est pour cela que je vais vous donner le Sacrement de la Confirmation.

Je sais que ceux qui vous ont préparés vous dit, que ce sacrement imprime en vous un caractère indélébile et vous rapproche encore plus du Christ, car l’Eglise vous envoie désormais pour être des témoins, fort de l’Esprit-Saint que vous allez recevoir.

Ce sacrement est conféré… est donné par l’onction du Saint-Chrême, avec une croix que je vais faire sur votre front, avec l’imposition des mains. C’est notre archevêque qui a consacré cette huile sainte, que l’on appelle le Saint-Chrême,  le soir de la messe Chrismale, le Lundi Saint, dans la cathédrale de Marseille, entouré de tous les prêtres et les diacres, avec une grande affluence des chrétiens de tout le diocèse de Marseille.

Ainsi toutes les confirmations se font, se donnent avec la même huile consacrée, comme il l’emploiera, tout à l’heure, cette après-midi, pour consacrer les mains des deux jeunes prêtres, Gilles et Yann, qui seront ordonnés dans la Cathédrale. Nous prions pour eux, et pour celui qui sera ordonné diacre en vue du sacerdoce, comme nous prions pour vous, confirmés et premiers communiants.

Quelle est notre intention de prière ?

Que vous deveniez des témoins du Christ, que vous écoutiez la voix du Seigneur. Il vous invite à le suivre sur le chemin de votre vie, et peut-être appellera-t-il l’un ou l’autre à devenir prêtre, diacre, ou religieux, religieuse ? Il faut y penser, car notre Eglise a besoin de ministres ordonnés pour continuer sa mission.

J’ai reçu avant-hier un mail, un courriel, comme on le dit maintenant, de notre archevêque. Il me disait ceci : « J’ai lu les lettres des confirmands de St Charles que vous venez de m’adresser ; je prierai pour eux dimanche, alors que vous leur donnerez le sacrement de la Confirmation ; je vous remercie pour tout ce que vous faites pour la communauté de St Charles et pour tout ce qui s’y vit. »

Voyez comment Mgr Pontier, me délègue pour vous donner ce sacrement. Il peut le faire, car il est l’archevêque de notre diocèse, et si un jour vous allez vérifier dans le Code de Droit Canonique, vous trouverez aux numéros 882 à 887, tout ce qu’il convient de savoir, concernant ce sacrement ! « L’évêque est le ministre ordinaire de la Confirmation ; le prêtre muni de cette même faculté, en vertu du droit universel ou d’une concession particulière de l’autorité compétente, confère lui aussi validement ce sacrement ».

Voilà qui est dit, pour que chacun comprenne que l’on ne pose pas des actes dans l’Eglise, sans permission et sans être en communion étroite et avec le Saint-Père, le pape Benoît XVI et son archevêque. Vous me direz que c’est l’évidence même, mais il convenait de le rappeler fortement, pour qu’il n’y ait pas d’équivoque.

Chers enfants, voilà que le moment tant attendu de la Conformation arrive. Allez, rentrez en vous-même… Faites silence dans votre cœur ; remerciez vos parents, vos grands-parents de ce qu’ils vous ont donnés : la vie, l’amour et la foi en Christ ressuscité et en son Eglise.

Et vous, les plus petits, qui allez faire votre première communion, que ce soit un très beau jour pour vous, restez dans la prière.

Chers parents, chers parrains et marraines, chers amis, nous sommes tous un peu ému devant ces jeunes. Ils sont l’avenir de notre Eglise, de notre diocèse.

Que chaque jour, des liens d’amour se tissent entre nous, mettant dans notre cœur amour et charité. N’est-ce pas ce que nous démontre cette fête de la Sainte Trinité ?

Amour du Père, du Fils et de l’Esprit saint.

Faisons maintenant sur nous tous, le signe de la Trinité, le signe de la Croix : Au nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit. Amen.

Mons. Jean-Pierre Ellul.

 

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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 06:49

Homélie pour St Charles - 27 mars 2011.

3ème dimanche de Carême célébré dans le Rite ancien, pour cette liturgie dominicale.

Chers Frères et Sœurs,

« Heureux ceux qui écoutent la Parole de Dieu et qui l’observent ». Ainsi se termine l’Evangile que je viens de proclamer en ce 3ème dimanche de Carême. Comme vous l’avez perçu, Jésus ne tient pas compte des félicitations de cette femme qui loue sa mère Marie, celle que nous avons fêtée avant-hier. Il renvoie à la Parole de Dieu, qu’elle a mise en pratique. Cette fête de l’Annonciation du Seigneur, nous a rappelé que Marie, la Vierge Marie, fille d’Israël, vivant dans cette petite bourgade de Nazareth, a bien voulu accepter d’être la Mère du Fils du Père Eternel.

Et pourtant, elle a questionné, comme l’aurait fait toute femme, étonné de l’annonce de l’ange Gabriel, puis elle a dit oui, « Fiat », elle a accepté la volonté de Dieu, car cet enfant était son Fils et enveloppée de la lumière divine, sous la motion de l’Esprit-Saint, elle a fait à Dieu une confiance totale. Elle a écouté et mis en pratique sa Parole.

En ce dimanche de Carême, c’est pour nous une belle indication.

Nous qui prenons du temps pour prier, jeûner et partager par l’aumône, -ce que nous réservons aux plus pauvres-, une voie nous est ouverte : celle de la confiance, celle de l’acceptation, celle d’une prise de conscience, que nous avons toujours à rectifier notre vie à l’aune de l’Evangile et de la Parole de Dieu. Oui, heureux ceux qui écoutent la Parole et surtout qui l’observent.

Car on peut très bien écouter, être d’accord avec ce que dit Jésus, sans mettre en pratique ses commandements. Et qui dit commandement, ne dit pas aliénation ! Non, ces commandements, sont des indications, des balises, un éclairage spirituel, qui nous permettent de vivre dans l’amour, sous son regard.

D’ailleurs quoiqu’on fasse Dieu nous voit ; et nous avons beau nous cacher, comme nous le faisons si souvent pour commettre le mal, mentir, détruire, nous adonner au péché, ces fautes que nous savons mortelles pour notre âme, rien ne nous arrête. Et pourtant nous pourrions résister, nous détourner du mal, le rejeter !

Tenez. Prenons un simple exemple. Ceux que nous critiquons ne le saurons peut-être pas, -c’est d’ailleurs ce que nous supposons-, mais Dieu, lui qui voit le fond de notre cœur et sait toutes chose, lui entend et voit.

Aussi, demandons au Seigneur de nous garder de tout mal. La prière du Notre Père nous le rappelle : « Pardonne-nous nous offenses, comme nous pardonnons nous-même à ceux qui nous ont offensé ». Demande étonnante !

Citons quelques phrases du Catéchisme de l’Eglise Catholique. Elles se trouvent au n° 2839 et je vous invite à lire chez vous la suite et ce qui vous semblera le plus important. Ce livre, nous devrions l’avoir à porté de main pour nous y référer…

Je cite : « Dans une confiance audacieuse, nous prions le Notre Père. En le suppliant que son nom soit sanctifié, nous lui avons demandé d’être toujours plus sanctifiés. Mais, bien que revêtus de la robe nuptiale, nous ne cessons de pécher, de nous détourner de Dieu. Maintenant dans cette nouvelle demande, nous revenons à lui, comme l’enfant prodigue et nous nous reconnaissons pécheurs devant lui, comme le publicain. Notre demande, commence par une confession, où nous confessons notre misère en sa Miséricorde. Notre espérance est ferme, puisque, dans son Fils, nous avons la rédemption, la rémission de nos péchés… Or, et c’est redoutable, ce flot de miséricorde ne peut pénétrer notre cœur, tant que nous n’avons pas pardonné à ceux qui nous ont offensé. Nous ne pouvons pas aimer le Dieu que nous ne voyons pas, si nous n’aimons pas notre frère, notre sœur, que nous voyons, nous dit Jésus.

Ainsi, Frères et Sœurs, supplions le Seigneur de ne pas succomber à la tentation du Malin, qui cherche et qui rôde, pour nous entraîner à faire des choses mauvaises. Préparons déjà notre confession pascale : repérons ce sur qui nous chutons si souvent ! Ne pourrions-nous pas prendre la décision de revoir notre vie à la lumière de l’Evangile ? … Surtout ne pas nous laisser atteindre à nouveau, par ces démons qui reviennent s’installer en nous, après que nous soyons réconciliés avec le Christ ? Demandons au Seigneur de nous garder notre équipement pour le combat, afin de mieux résister.

Ces dernières semaines de carême vont nous aider à parfaire notre conversion. La semaine prochaine, le dimanche de « Laetare », qui sera le dimanche de la joie,  nous ménagera un temps de recul, pour mieux analyser notre conscience et notre vie. Puis enfin le 5ème et dernier dimanche de carême, le dimanche de l’annonce de la Passion du Seigneur, viendra nous provoquer, nous invitant à plus de prières, de jeune et de conversion, avant d’entrer dans la grande Semaine Sainte, où nous suivrons pas à pas le Seigneur dans sa Passion et sa Résurrection.

Bon courage, Frères et Sœur, que l’Eprit-Saint qui est avec nous et en nous, veille sur nous … comme St Michel archange, sans oublier, (ce que nous faisons trop souvent), notre ange gardien, qui vit à nos côtés et nous inspire des gestes d’amour et de partage, agréables à Dieu. Confessons nos péchés, soyons dignes et sans tâche.

Que Dieu chasse de notre cœur tout péché, toute rancune, toute critique ; que Jésus vienne nous montrer une fois encore, sa mansuétude et que la Vierge Marie, celle que nous évoquons ici sous le beau vocable de Notre-Dame des Malades, veille sur nous tous.

Bonne fin de carême sous le regard du Christ. Amen.

Mons. Jean-Pierre ELLUL.

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2 mars 2011 3 02 /03 /mars /2011 10:34

 

La messe à St Charles est célébrée en semaine et les dimanches dans le rite "extraordinaire", c'est-à-dire, en latin, suivant l'ordo ancien. Les lectures sont proclamées en français.

D'où cette appellation de Sexagésime, quelques jours avant le mercredi des Cendres. Le Temps de la Septuagésime compte trois dimanches : les noms de Septuagésime, Sexagésime et Quinquagésime, désignent non la semaine, mais la dizaine au cours de laquelle tombe chacun de ces dimanches. En latin on dit plus exactement "Dominica in septuagésima". Ce temps, prélude au carême et en annonce le cractère pénitentiel. Les ornements sont violets et les chants de la messe suppriment le gloria et l'alleluia, qui seront repris à Pâques.

Textes : 1ère lecture : 2 Cor, 1, 19-33 ; 12, 1-9

Graduel : Ps 82, 19, 14 - Trait : Ps 59, 4,6

Evangile : Luc 8, 4-15

Orgue : Claire Guidicelli.

Chorale : sous la direction de M. Bonifay ; messe chantée en grégorien.

Kyriale : messe VII.

 

Photo St Charles 063

Homélie.

Chers Frères et Sœurs,

Le psalmiste est d’une audace incroyable.

Il interpelle Dieu avec force et courage, presque avec une pointe de suffisance. Exurge ! « Réveille-toi, sors de ton sommeil ! » De quoi vous réveiller totalement, tant sa parole est forte et percutante. Réveiller Dieu ! Comme si Dieu dormait, comme si Dieu ne regardait pas, comme si l’Eternel de veillait pas sur nous. Alors que ce peuple à la nuque raide se détourne constamment de son Seigneur, ce Dieu Sabahot qui le rend vainqueur de ses ennemis. Alors qu’il pardonne inlassablement et même s’il se détourne quelquefois de son peuple, -car le peuple à tellement péché qu’il n’en peut plus-, il lui envoie des prophètes pour le remettre debout et lui dire une parole forte ; non son peuple, celui qu’il aime et fait paître avec de « douces attaches », ce peuple continue de se comporter comme un enfant gâté et capricieux.

Amos, Osée, Jérémie, Isaïe, et bien d’autres prophètes et juste avant la prédication de Jésus, Jean le Baptiste, viendront de sa part, pour dire à temps et à contre-temps qu’il faut changer de cœur, mettre dans sa poitrine un cœur de chair et non pas garder ce cœur de pierre qui enferme et aliène… Mais, non ils ne changeront pas ! Alors dire à Dieu de se réveiller ? Comment comprendre une telle interpellation ?     C’est sûrement par le rappel une relation d’amour interrompue, car ils se sont tournés vers les idoles, voire même ils ont depuis leur péché, une peur panique d’être rejeté dans les ténèbres de la mort éternelle. Qu’on-t-ils ont fait, pour que leur ventre colle à la terre, pour que le Seigneur se dresse et vienne enfin les délivrer ?

Mais ils ont péché, se sont détournés de Dieu, il l’ont remplacé par tellement de faux-dieux qu’ils ne peuvent plus les compter. Mais Dieu écoute, Dieu pardonne, Dieu parle toujours et encore, et sa Parole d’amour rejoint, et change notre vie. Nous l’avons bien perçu dans l’évangile de Luc que je viens de proclamer. Parabole de la semence, avec terrain pierreux, mauvaises herbes et épines, soleil qui étouffe et brûle faute d’humidité, grains de la semence, mangé par les oiseaux…

Mais avons-nous des oreilles pour entendre, un cœur pour comprendre, une conscience droite pour mettre en pratique ses paroles d’amour ? Jésus, comme son Père, ne cessera d’interpeller à la manière des prophètes, mais en nous faisant aller plus loin dans la reconnaissance de l’autre, dans l’amour que nous devons avoir les uns pour les autres.

Car Il est La Parole incarnée, le Verbe fait chair, et il vient dans le monde pour nous parler d’amour et de vérité.

A nous aussi, en ces jours qui précédent le temps du Carême, il vient nous expliquer la Parole de Dieu son Père. « Verbum Domini », cette Parole de Dieu cachée et désormais révélée. Nous ne laisserons pas intervenir le Malin, dans nos vies. Car le diable, l’esprit du mal,  toujours est là, tapis dans l’ombre, attendant que notre cœur se remplisse de tant de choses inutiles, que la Parole en soit chassée, du moins occultée pour s’installer durablement.

Avons-nous une foi solide ? Ne sommes-nous pas des êtres « d’un instant » ? Des êtres respectueux de « l’extérieur », avec toutes les caractéristiques d’un bon chrétien, mais sans adéquation avec ce que nous demande Dieu ? Car quelquefois c’est bien plus simple de nous détourner de lui, que de mettre en pratique ce qu’il nous demande, ce qu’il nous propose.

C’est vrai que nous nous y essayons, mais les soucis, la richesse, les plaisirs de la vie, l’orgueil et la suffisance, viennent étouffer cette Parole d’amour.

Le risque est de mener une vie chrétienne « de surface », avec un beau discours d’extérieur. Evidemment les autres, ceux que nous rencontrons, ceux avec qui nous vivons, ne s’aperçoivent de rien, mais nous, dans nos consciences et dans notre cœur, nous savons bien que la vérité n’est pas en nous ! Pourtant n’est-ce pas dans la bonne terre de votre cœur, que cette Parole de Dieu nous à rejoint, en ce dimanche de la Sexagésime ? Mais oui, car notre cœur est bon, notre vie se veut en adéquation avec la Parole de Dieu, et nous faisons tout pour que cela tienne devant la face de Dieu.

Alors oui, réveille-toi Seigneur, et vois notre foi.

Chers Frères et Sœurs, je vous souhaite déjà un bon carême, en vous invitant à lire le message du Carême que le pape Benoît XVI vient de nous donner. Il éclaire d’une manière toute particulière ce temps de confiance, d’abandon et de conversion que sont ces quarante jours de prières et de partage.

Belle montée vers la liturgie des Cendres. Préparez votre confession pascale dans le silence et la prière. Pensez aux dons que vous ferez pour les plus démunis. Essayons de nous purifier intérieurement, pour que le Christ toujours vivant, soit en nous et que comme l’écrivait St Paul dans la lettre aux chrétiens de Corinthe, nous méditions cette belle phrase : « Ma grâce te suffit, car ma puissance triomphe dans ta faiblesse. » Je reprends en conclusion le texte de l’oraison de cette messe : Seigneur notre Dieu, fais que nous ne placions notre confiance, dans aucune de nos œuvres ! Comme l’apôtre Paul, que nous soyons défendus de tout ce qui pourrait nous détourner de toi, Dieu d’amour qui règne avec Jésus, ton Fils et l’Esprit-Saint pour les siècles des siècles : Amen !

Mons. Jean-Pierre Ellul

Recteur de l'Eglise St Charles (I.M.)

Recteur de la basilique du Sacré-Coeur de Marseille.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 14:07

Photo St Charles 038Homélie pour la messe de rentrée du Tribunal de Commerce. 

    C’est avec grand plaisir que nous nous retrouvons sous ces voûtes de l’Eglise St Charles, qui je l’espère seront bientôt restaurées, surtout en vue de Marseille 2013, Marseille capitale européenne de la culture.

Cette culture, notre culture, dont les racines chrétiennes, plongent dans un passé prestigieux, même si certains veulent faire croire qu’elles n’existent pas, ces racines imprégnées de l’évangile du Christ, nous ont donné la possibilité de témoigner de notre foi, dans des situations de vies souvent pas faciles ; de penser, de prier, de s’émerveiller, de se construire en tant qu’humain, même si au cours des siècles, çà et là, quelques dissensions, guerres ou exactions sont venues malheureusement entacher le cours pérenne du temps. 

Evidemment certains pourraient vous reprocher de commencer cette année par une Eucharistie. Mais doit-on mettre sa foi, sa culture, sa religion en berne, pour que les choses soient lissées, tellement lissées que plus rien ne subsiste ? Est-ce respecter l’autre que de se cacher, de respecter la laïcité, en se montrant sectaire, rejetant ce qui a été vécu et qui doit être respecté ? Certainement pas !

Nous devons vivre dans le respect des personnes, sans pour cela obérer ce qui fait notre identité. D’ailleurs tout homme de bonne volonté, pourrait participer à notre célébration, tant ce moment de méditation lui permettait, je l’espère, d’élever son âme et de nous sentir proches les uns et les autres et voulant le bien d’autrui. L'humanité, dans toute son histoire, à travers ses croyances et ses rites, montre une incessante recherche de Dieu et « ces formes d'expression sont tellement universelles que l'on peut appeler l'homme un être religieux ».

Le pape Benoît XVI, recevant les diplomates accrédités auprès de l’Etat du Vatican, le lundi 11 janvier 2011,  rappelait que, quand l’individu lui-même, ou ceux qui l’entourent négligent ou nient cet aspect fondamental, se créent des déséquilibres et des conflits à tous les niveaux, aussi bien au plan personnel qu’au plan international. La dimension religieuse est une caractéristique indéniable et incoercible, de l'être et de l'agir de l'homme, la mesure de la réalisation de son destin et de la construction de la communauté à laquelle il appartient !

C'est dans cette vérité première et fondamentale, que se trouve la raison pour laquelle, dit le pape,  j'ai indiqué la liberté religieuse comme la voie fondamentale pour la construction de la paix, dans le Message pour la célébration de la Journée Mondiale de la Paix de cette année. La paix, de fait, se construit et se conserve seulement quand l'homme peut librement chercher et servir Dieu dans son cœur, dans sa vie et dans ses relations avec les autres.

N'y a-t-il pas de nombreuses situations, dans lesquelles, malheureusement, le droit à la liberté religieuse est lésé ou nié ? Ce droit de l'homme, qui est en réalité le premier des droits, parce que, historiquement, il a été affirmé en premier, et que, d'autre part, il a comme objet la dimension constitutive de l'homme, c'est à dire sa relation avec son Créateur, n'est-il pas trop souvent mis en discussion ou violé ?

Il me semble, ajoute le pape Benoît XVI, que la société, ses responsables et l'opinion publique, se rendent compte aujourd'hui davantage, même si ce n'est pas toujours de façon exacte, de cette grave blessure portée contre la dignité et la liberté de l'homo religiosus. Il rappelle enfin que le droit à la liberté religieuse, n'est pas pleinement appliqué là où est garantie seulement la liberté de culte, qui plus est, avec des limitations. En outre, il encourage à accompagner la pleine sauvegarde de la liberté religieuse et des autres droits humains par des programmes qui, depuis l'école primaire et dans le cadre de l'enseignement religieux, éduquent au respect de tous les frères en humanité. Reconnaître la liberté religieuse signifie, en outre, garantir que les communautés religieuses puissent opérer librement dans la société, par des initiatives dans les secteurs sociaux, caritatif ou éducatif.

Et il redit avec force, que la religion ne constitue pas pour la société un problème, qu'elle n'est pas un facteur de trouble ou de conflit. L'Eglise ne recherche pas de privilèges, ni ne veut intervenir dans des domaines étrangers à sa mission, mais simplement exercer celle-ci avec liberté. Et d’inviter chacun à reconnaître la grande leçon de l'histoire : « Comment nier la contribution des grandes religions du monde au développement de la civilisation ? La recherche sincère de Dieu a conduit à un plus grand respect de la dignité de l'homme. Les communautés chrétiennes, avec leur patrimoine de valeurs et de principes, ont fortement contribué à la prise de conscience de la part des personnes et des peuples, de leur identité et de leur dignité, de même qu'à la conquête d'institutions démocratiques et à l'affirmation des droits de l'homme ainsi que des devoirs correspondants.

Aujourd'hui encore, dans une société toujours plus mondialisée, les chrétiens sont appelés, non seulement à un engagement civil, économique et politique responsable, mais aussi au témoignage de leur charité et de leur foi, à offrir une contribution précieuse à l'engagement rude et exaltant pour la justice, le développement humain intégral et le juste ordonnancement des réalités humaines ».

Voilà, chers amis, chers frères et sœurs, un message de paix qu’il convient de méditer. En ces premiers jours de l’année, avec notre archevêque Mgr Georges Pontier, retenu à Paris, je formule des vœux pour que le Seigneur inspire toutes vos actions et vous permette de juger en toute équité. Amen.

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21 novembre 2010 7 21 /11 /novembre /2010 10:55

Homélie pour le dernier dimanche de l’année liturgique.

Dimanche 21 novembre 2010, 24ème et dernier dimanche après la Pentecôte.

 

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit.

            C’est en ce 24ème et dernier dimanche, que se termine l’année liturgique, avec en plus, dans l’Eglise Universelle, la fête du Christ Roi de l’Univers, et le dimanche prenant le pas sur toutes fêtes, celle de la Présentation de la Ste Vierge au Temple.

            St Paul dans la première lecture rappelle les prières qu’il adresse à Dieu pour sa communauté, le remerciant de donner à ces premiers témoins de l’Evangile du Christ ressuscité, la plénitude de la connaissance de la volonté de Dieu. Et la collecte, (l’oraison de la messe) en fait écho, en suppliant le Seigneur de réveiller en nous le zèle qui nous permettra de travailler avec plus d’ardeur, à l’achèvement de l’œuvre divine.

            Marchons à la rencontre du Seigneur qui vient, portons du fruit par toutes sortes de bonnes œuvres, soyons attentifs à la croissance de la connaissance de Dieu et de sa Parole en nous, comme le rappelle le beau texte post-synodal sur la Parole de Dieu, intitulé « Verbum Domini » du 11 novembre dernier, et que je vous invite à découvrir, à lire et à méditer, pour mieux vivre de cette Parole révélée, afin de devenir des saints, nous qui avons été arrachés à la puissance des ténèbres, pour passer, par Jésus le Christ, dans son royaume de lumière et de paix.

            Arrêtons-nous un instant à cette vision du Christ, rapporté par l’Evangile de Matthieu, qui plus de 40 ans avant les évènements historiques, prédit à ses disciples la chute de Jérusalem. Et c’est vrai que les armées de Titus, en 70, viendront mettre l’abomination de la désolation dans le Temple saint.             Les propos du Christ sont durs à entendre et les disciples ne comprennent pas, que cela marquera la fin de l’Alliance ancienne.

Oui, pour ceux qui vont le vivre, ce sera un drame sans précédant que de voir le Temple de Dieu investi par les légions romaines et leurs trophées, le Saint des Saints profané, puis détruit par les païens, les oliviers coupés à des kilomètres à la ronde, et la fuite des juifs pieux vers la citadelle de Massada, où ils se donnèrent la mort pour résister à l’envahisseur romain. Pour les autres, un long temps de diaspora commencera, et St Jean dans l’Apocalypse redira bellement, en des termes cachés, puis révélés, ce cataclysme spirituel.

Ultimes phrases qui stigmatisent la recherche effrénée de celui qui va venir, de celui qui n’est pas le Fils de Dieu, de ces paroles qui détournent de la volonté de Dieu et de ces désobéissances que l’on croit être fondamentales et qui nous aliènent, car elle viennent de l’Esprit du Mal, caché sous des replis de lumière.

Ah oui, nous dit Jésus, ils réalisent de grands miracles, ils donnent le change, ils ont des disciples nombreux, qui par héroïsme ou par bêtise, les suivent sans plus se poser de question, alors que le Christ, que l’Eglise est là, pour faire entendre sa parole. Mais comment entendre la Parole du Seigneur lorsque les cieux se sont obscurcis et que l’on voit tomber du ciel, les astres en qui nous avons mis notre confiance ? Comment ? Mais en écoutant la Parole de l’Evangile, en restant fidèle au Magistère, en méditant ce que nous dit Jésus, en restant les yeux fixés à la croix, en menant une vie de ressuscité.

            Dieu envoie ses anges, comme Gabriel, lorsqu’il vint vers Marie, l’Immaculée Conception. Avec la fête de la Présentation de la Vierge dans le temple du Seigneur, la tradition de l’Eglise antique nous transmet la démarche de ses parents, Anne et Joachim.

 

Marie qui est présentée, est enveloppée de la miséricorde du Père, et ses parents la consacre totalement à lui, corps et âme, consécration virginale qui s’est faite de façon si secrète, si intime, que l’Ecriture Sainte n’en parle même pas de façon explicite. 

Marie se remet dans les mains de Dieu pour lui appartenir totalement, dans l’obéissance à sa Parole. En rappelant la mémoire de cette fête, demandons-lui, à elle que nous évoquons et prions ici, sous le beau vocable de Notre-Dame des Malades, de nous secourir de tous nos maux, de nous donner cette force d’âme pour nous consacrer, comme elle, tous les jours, à son divin Fils, dans une obéissance totale à l’Eglise. Nous prions en ce jour pour tous ceux qui se consacrent au Seigneur, en prennent la soutane ou l’habit religieux, et tous ceux qui s’avancent, le cœur pur et les mains tendues, vers celui qui est Amour, pour lui consacrer toute leur vie.

            Oui, Chers frères et sœurs, prions pour que, dans nos vies, ce soit toujours le Christ-Roi de l’univers qui ait la première place. Entendre ses paroles de pardon, voir sa couronne d’épines, se rendre bien compte des souffrances qu’il a endurées pour le pardon de nos péchés, le voir mourir sur la Croix, fut pour Marie et les disciples, l’abomination de la désolation.

Un homme si bon, un prophète d’amour, un semeur de joie et de paix, avec ce regard qui transperçait de l’intérieur, lui qui pardonnait et renvoyait pardonné, lavé de tout péché, voilà ce qui restait de celui qui cloué à la croix, pardonnait à ses bourreaux.

Lui qui devait leur donner des fleuves d’eaux vives, qui s’était montré transfiguré à ses disciples, qui avait ressuscité Lazare, et avait, pour l’éternité, pris du pain et du vin, pour en faire son Corps et son Sang, livrés, donnés, pour que nous ayons la vie éternelle, voilà que dans un grand cri, remettait son âme entre les mais du Père et tout semblait désormais terminé.

C’est sûr que la conscience vous lâche, dit Charles Péguy, qu’on ne comprend plus rien, qu’il faut faire un effort pour voir. Pourtant c’est si simple d’entendre Jésus nous dire : « Confiance, petit troupeau, j’ai vaincu le Monde ! »

Oui, Seigneur, nous avons confiance, nous gardons confiance, car nous témoignons de ta résurrection, toi qui nous appelles à la Vie Eternelle.

Avant de réentendre les grands cris des prophètes de l’Ancien Testament, annonçant ta naissance, nous nous mettons sous le regard maternel de Marie, et fidèle en tout, nous l’écoutons nous dire, comme elle le fit à Cano : « Faites tous ce qu’il dira. »

« Fais Seigneur que tout ce qu’il y a de maladies spirituelles dans nos âmes, soit guéries par l’eucharistie à laquelle nous participons. »

C’est sur ces phrases de la prière de la postcommunion, que je vous souhaite, Chers Frères et Sœurs, un très bon temps de l’Avent, avec l’âme et le cœur en paix. Amen.

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23 juin 2010 3 23 /06 /juin /2010 19:54

Photo-St-Charles-034.jpgHomélie

de Mgr Jean-Pierre ELLUL.

 

+ Au nom du Père et du Fils et du St Esprit. Amen.

 

        Lorsque vous arrivez en vue du lac de Tibériade, c’est une vue saisissante qui vous attend. Avec le bord de mer, aménagé pour les pèlerins, les touristes et ceux qui y habitent, presque rien n’a changé. Le clapotis de cette mer de Galilée, les monts du Golan, et ce qui reste de la maison de Pierre, tout près de la Synagogue du Pain de Vie.

        Jésus à l’habitude de venir habiter cette maison. On voir encore l’infrastructure, conservée par les Pères Franciscains, nous le rend tout proche. On croit entendre sa voix, sa parole en araméen, le regard levé vers le Père, de qui il tient tout. Car il vient dans le monde, pour faire sa volonté et nous montrer que Dieu, notre Père est un Dieu tout proche de nous.

Près de l’embarcadère une foule nombreuse se presse. Marché au poisson, passage en barque pour aller de l’autre côté, vendeurs de toute sorte, on est loin de l’image d’Epinal, où tout est bien policé.

Non, Jésus pour se faire entendre, monte dans une des barques et de là, enseigne la foule. Il dût une fois encore, questionner cette foule par sa parole d’amour, car ceux qui l’entendaient, s’en retournaient en commentant ses paroles, disant que jamais un homme, un rabbin, un lévite, leur avait parlé de la sorte. Et puis et surtout, ils comprenaient ses paroles, car elles touchaient leurs cœurs et les rendaient plus disponibles à la prière de la synagogue et aux autres.

Un vrai prophète, devancé par tous les miracles, qu’il avait fait dans la région. Une question pourtant : venant de Nazareth, qui était-il ? Car on se posait pas mal de questions à son sujet. Que peut-il sortir de bon de Nazareth ? Nous-mêmes aujourd’hui aurions-nous écouté sa parole ?  Il n’était pas de notre monde, il fréquentait les pécheurs, les gloutons et les prostituées et se permettait de dire, qu’il ne venait pas pour les biens portant, mais pour les pécheurs.

        Mieux que de grands discours, il fait des gestes qui ne trompent pas ceux qui en vivent. Des miracles !

        Avance au large ! Mais, Maître, nous n’avons rien pris… mais, tu me le demandes, alors je vais jeter les filets ! Que de poissons, quelle pêche ! Ceux qui sont là, au bord du lac, les autres pêcheurs ont vite compris que cet homme, n’est pas comme les autres. Et puis, ce qui touche vraiment, c’est qu’il fait tout cela gratuitement, sans rien demander d’autre. Oui ses paroles et ses gestes posent question, vous retournent le cœur, vous rendent meilleur, et là, comment ne pas s’émerveiller de tant de conversions ?

        « Eloigne-toi de moi Seigneur, car je suis un homme pécheur ! »  Oui c’est la stupeur, une stupeur évidente, comme celle que nous remarquons dans nos vies, quand le Seigneur nous appelle à dépasser nos égoïsmes. Sans lui, nous ne pourrions le faire ; sans lui, nous resterions dans notre péché. Mais il est là, et il nous demande à nous aussi, de jeter les filets, même si nous sommes sûrs que nous ne deviendrons pas meilleurs, tant l’habitude nous empêche de nous convertir.

        « Ne crains pas, désormais tu seras pêcheur d’homme. » Puis laissant tout ils le suivirent ! Suivre Jésus ! N’entendez-vous pas, par delà les siècles, les reproches de la femme et de la belle-mère de Pierre, ceux véhéments de la mère des fils de Zébédée, elle qui rêvait pour eux, une place si importante dans ce nouveau Royaume promis par Jésus.

Il me semble entendre les récriminations de certaines de nos familles lorsque nous décidons de rentrer au Séminaire où dans une Communauté religieuse. Souvent même de bons croyants ayant rêvé pour leurs enfants d’une carrière où ils pourront déployer leurs talents, et surtout bien gagner leur vie sont déçus par la réponse positive qu’ils donnent au Seigneur. D’autres l’attentent tellement, pour satisfaire, je ne sais quoi d’orgueil, que le Seigneur n’appelle pas. Mais la majorité de nos familles, rend grâces à Dieu, pour le don qui leur est fait et deviennent pour leurs enfants de vrai témoins de la foi.

        Cela nous invite à prier pour les vocations, et pour ceux qui de par le monde recevront l’ordination sacerdotale ou diaconale. Et nous n’oublierons pas les séminaristes de notre diocèse, qui avec joie, se consacrent au service de notre église diocésaine pour servir le Christ, célébrer le Saint sacrifice de la Messe et prodiguer avec les Sacrements, la Parole de Dieu et sa Miséricorde infinie.

        En célébrant la semaine dernière la fête du Sacré-Cœur, j’ai demandé pour nos deux paroisses dont j’ai la charge, un surcroît de sainteté, invitant à vivre désormais comme des témoins de la foi, sûrs de ce que le Cœur Sacré de Jésus nous a apporté.

Ainsi, nous voulons que notre paroisse de St Charles, soit une vraie et belle paroisse.

Mais nous pourrions y mettre un curé avec deux prêtres et des séminaristes, et sur l’ordo diocésain cela ferait quelques lignes de plus, et puis ? Mais que feraient-ils toute la journée, puisque lorsque nous venons pour les messes du soir, il y a si peu de monde ?

Et que dire de notre vagabondage spirituel, lorsque l’on va à la messe où bon nous semble changeant de paroisse, quand cela nous déplaît. On peut toujours rêver, ce n’est pas défendu, mais nous nous trouvons devant la triste réalité du peu de participation.

Oui, je sais, vous me direz que si nous étions là à demeure ?Je crois que cela ne changerait rien ! Au début peut-être, mais dans le long temps ? Aussi, je n’oublie pas de remercier en notre nom à tous, les Pères de la Miséricorde Divine. Pensez qu’ils font des kilomètres depuis Toulon. Heureusement qu’il y a nos jeunes le mercredi, et vous le dimanche, sinon ? Et la chorale que je remercie également, qui tous les dimanches, est là, répétant inlassablement pour que la messe soit solennelle. Mais nous, puisque l’on doit partir, nous préférons venir plus tôt le matin afin d’accomplir notre devoir dominical, sans penser qu’il y aura peu de monde à la messe paroissiale.

        Voilà les questions que le Christ nous pose ! Vous me connaissez, je le dis comme je le pense, pour nous provoquer à une prise de conscience. Nous avons la chance, l’avantage, d’avoir une si belle église et c’est notre église ; avec des locaux, et avec nos fidèles sacristains, des personnes, qui tous les jours ont la charge de l’ouvrir, de l’entretenir, de la garder, pour renseigner et expliquer ce lieu saint, chargé d’histoire.

        Aussi je compte sur vous pour la rentrée. Moi aussi, comme le Christ, je vous dirai : « Jetez les filets. » Surtout ayez la gentillesse de ne pas me dire :  Mais nous ne prenons rien, nous n ‘y arriverons pas. 

Nous y arriverons, quand le Seigneur le voudra. Mais pour cela délaissez, comme vous le faites d’ailleurs de plus en plus et je vous en remercie, oui, délaissez les critiques et les gémissements qui ne mènent à rien, mais au contraire, entrevoyez comment nous pourrons aller de l’avant à la rentrée prochaine.

        Je terminerai cette homélie, par ces quelques annonces : durant les mois de juillet et d’août, il n’y aura pas de messes en semaine. Que les trois ou quatre personnes qui nous font l’amitié de venir y participer, trouvent ici l’expression de notre reconnaissance.

Et pour que tous, vous puissiez vaquer à vos occupations estivales, comme les années précédentes, les messes seront célébrées à 8h 30 et à 10h à partir du 27 juin. C’est le dimanche de la rentrée, le 5 septembre que nous reprendrons les horaires habituels.

        Merci, Chers Frères et Sœurs, pour votre accompagnement dans la prière.

Pendant les vacances, laissez-vous envahir par l’Esprit-Saint, prenez du temps pour lire et méditer la Parole de Dieu et moi-même avec le Père François-Xavier et le Père Eloi, nous restons à votre service.

Que le Seigneur et la Vierge Marie, nous aident à tenir bon et avec courage, dans la mission qui nous attend l’an prochain.

Mais nous sommes sûrs d’y arriver, nous appuyant sur la parole du Christ lors de la tempête apaisée : « Confiance, je suis là ! Je te tends la main, viens et n’aie plus peur, car je suis avec toi. »

 

+ Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Photo-St-Charles-038.jpg

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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 09:31

Dalle-St-Charles.jpg Mosaïque représentant le blason épiscopal de St Charles Borroméo

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit.

C'est au nom du Christ que nous sommes rassemblés en ce 3ème dimanche de carême, pour méditer sa Parole d'amour, célébrer son sacrifice eucharistique, convertir notre vie et poursuivre notre route vers Pâques. Plus de deux semaines sont passées depuis le mercredi des Cendres. Elles nous ont permis de vérifier, jours après jours, que ce que nous avions promis comme effort de carême, se réalise bien sous les yeux du Seigneur.

Quelle à été notre promesse, notre décision, pour changer notre vie ? D'abord ce me semble, la conversion du cœur ! Avoir une pensée, une prière quotidienne en union avec celui qui nous aime d'un amour fort et miséricordieux. Lui que nous blessons par nos péchés, nos ingratitudes, nous qui nous éloignons de lui, pour commettre le mal. Mais lui, le Dieu de tout amour est là, frappant à la porte de notre vie, nous demandant de lui ouvrir.

Prenons ces versets de l'Introït, du psaume 24, pour éclairer notre route de carême : "Mes yeux sont toujours levés vers le Seigneur, car c'est lui qui me dégage du filet. Oui, vers Toi, Seigneur j'élève mon âme, car je sais que si je me confie en toi, jamais je ne serai confondu." Jésus étend sur nous, ses bras qui furent crucifiés, pour mieux nous montrer de quel amour il nous aime. Pouvons-nous attendre plus longtemps pour nous montrer ses imitateurs ? Enfants de Dieu, nous le sommes depuis notre baptême, nous qui sommes plongés dans le bain de régénérescence pour vivre de cette vie nouvelle d'enfants de Dieu. Nous devrions rester dans une pureté de vie, sans cesse renouvelée. Et pourtant, nous savons bien que non !

Alors, la liste des péchés, que St Paul décline dans sa lettre aux chrétiens d'Ephèse, nous l'avons tous en mémoire, puisque nous nous laissons aller à commettre les fautes dont il parle. Autrefois nous étions loin de Dieu, comme dans les ténèbres ; aujourd'hui, la confession, le sacrement de réconciliation, nous permet de retrouver cette innocence baptismale. Aussi, préparons sérieusement notre confession pascale, avec le désir de changer de vie, de revenir vers le Seigneur, de ne point rester dans cet état de vie, qui conduit notre âme à la mort. Bien au contraire, remercions le Seigneur de nous faire percevoir nos fautes, allons nous confesser, avec grande confiance en sa miséricorde. Et pendant notre démarche de pénitence, c'est le Seigneur se lève et qui vient vers nous, qui court vers nous, sur le chemin de la conversion et nous prend dans ses bras. Comme il le fit pour l'enfant prodigue, nous fait revêtir la robe nuptiale, tout à la joie de notre retour. Ce mal qui est en nous, ce péché qui nous aliène, ces fautes que nous commettons sans plus y penser, -tant nous en avons l'habitude-, nous devons nous en séparer.

Voyez l'homme qui voulait se convertir dont nous parle l'Evangile en ce dimanche. Il prend soin de changer de vie, de faire tout pour honorer son Dieu, mais l'ennemi survient. Cet ennemi c'est le mal, le démon, celui qui divise, c'est Satan... Il est bien armé, c'est-à-dire plein d'assurance, il s'insinue en nous, nous flatte, nous donne ce que nous lui demandons, puis il nous aliène, nous tient dans ses griffes. Et quand l'esprit impur sort de cet homme, il va et viens, recherchant un repos dans les endroits arides. Il n'en trouve pas et se dit : "Je vais réintégrer ma maison, c'est-à-dire, l'âme et le corps de celui de qui je suis sorti." Mais en arrivant, il trouve cette âme si propre, si belle, si tendue vers Dieu. Alors que faire ? Avec 7 autres esprits, ils viennent s'installer en lui et sa condition devient pire qu'auparavant.

Frères et Sœurs, que le Seigneur nous délivre de cette emprise. Comme Jésus au désert, répondons à l'esprit du mal, par la Parole de Dieu, cette Parole qui doit être au cœur de notre vie, que nous devons méditer jour après jour. Il nous faut prendre du temps pour ouvrir, toujours et encore la Parole de Dieu, pour lire dans le texte des Evangiles, ce que Jésus ne cesse de nous dire. Nous savons que les préceptes du Seigneur sont droits et qu'ils réjouissent notre cœur. Alors pourquoi ne pas les mettre en pratique ?

Lorsque nous récitons le confiteor, pensons-nous à nos péchés, en pensée, en parole et par action. Il ne suffit pas de le réciter deux fois au cours de l'Eucharistie, mais de bien s'en pénétrer, pour garder à l'esprit ce que nous faisons de notre vie.

En ce 3ème dimanche de Carême, devant l'autel du Seigneur, redisons au Christ, notre amour et notre désir de changer de vie, de convertir notre vie, de le suivre, de mettre nos pas dans ses pas, sur la route qui le mène de la crucifixion à la résurrection.

Don de son Corps et de son Sang, l'Eucharistie nous permet, jours après jours, d'être sur la voie de la perfection. C'est ce que nous recherchons tous, et même si nous tombons encore et toujours dans le péché, le Seigneur vient nous en délivrer. Le plus terrible, ce serait de rester dans cet état et de se croire incapable de conversion. Non, l'Esprit-Saint est là, et il vient au secours de notre faiblesse. Comme le disait le St Curé d'Ars :

"Il n’y a rien de si beau qu’une âme pure !  Si on le comprenait, on ne pourrait pas perdre la pureté.  L’âme pure est dégagée de la matière, des choses de la terre et d’elle-même… Celui qui a conservé l’innocence de son baptême, est comme un enfant qui n’a jamais désobéi à son père…Quand on a conservé son innocence, on se sent porté en haut par l’amour de Dieu comme l’aigle est porté par ses ailes.

Un chrétien qui a la pureté de l’âme est sur la terre comme un oiseau qu’on tient attaché par un fil.  Pauvre petit oiseau !  Il n’attend que le moment où l’on coupera le fil pour s’envoler.  Une âme pure est comme une belle perle.  Tant qu’elle est cachée dans un coquillage, au fond de la mer, personne en songe à l’admirer.  Mais, si vous la montrez au soleil, cette perle brille et attire les regards. 

C’est ainsi disait-il, que l’âme pure, qui est cachée aux yeux du monde, brillera un jour devant les anges, au soleil de l’éternité… Ceux qui ont perdu la pureté, sont comme une pièce de drap trempée dans l’huile : lavez-la, faites-la sécher, la tâche revient toujours ; de même il faut un miracle pour laver l’âme impure.

La pureté vient du Ciel ; il faut la demander à Dieu.  Si nous la demandons, nous l’obtiendrons.  Il faut bien prendre garde de la perdre.  Il faut fermer notre cœur à l’orgueil, à la sensualité et à toutes les autres passions… comme quand on ferme les portes et les fenêtres pour que personne ne puisse entrer. Quelle joie pour l’ange gardien chargé de conduire une âme pure !  Mes enfants, quand une âme est pure, tout le Ciel la regarde avec amour…

Mes enfants, on ne peut pas comprendre le pouvoir qu’une âme pure a sur le Bon Dieu : elle en obtient tout ce qu’elle veut. Une âme pure est auprès de Dieu, comme un enfant auprès de sa mère : il la caresse, l’embrasse et sa mère lui rend ses caresses et ses embrassements. Pour conserver la pureté, il y a trois choses : la présence de Dieu, la prière et les sacrements."

Chers frères et Sœurs, avec le St Curé d'Ars, mettons en pratique, les commandements d'amour du Seigneur, et conservons-les dans notre cœur, pour parfaire notre conversion. N'est-ce pas le souhait que nous formulons en ce temps de Carême ? Au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Amen. Mgr J-P Ellul.

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